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Bulletin Quotidien Europe N° 10479
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/espace

Galileo c'est parti, enfin !

Bruxelles, 21/10/2011 (Agence Europe) - Trois, deux, un, zéro, top, décollage ! Galileo a pris forme dans l'espace ce vendredi 21 octobre, alors que les deux premiers satellites du futur service de radio navigation par satellite européen étaient mis en orbite, à partir de la base de lancement européenne de Kourou, en Guyane française. Un coup d'envoi largement plébiscité par les institutions européennes, qui ont toujours soutenu la réalisation du programme spatial européen, mais qui peinent à masquer les surcoûts et les années de retard que Galileo a déjà accumulés, jusqu'à la dernière minute. En effet, le lancement a essuyé un nouveau retard, le décollage devant initialement se faire la veille, jeudi 20 octobre, mais une anomalie dans l'alimentation a obligé Arianespace à reporter le lancement des satellites 24h plus tard.

Néanmoins, cet accroc de dernière minute n'a pas terni l'enthousiasme de José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, à l'égard de ce « pas important pour l'Europe et ses citoyens. Cela est d'une importance stratégique, non seulement pour la compétitivité de notre industrie et pour la création d'emploi, mais aussi pour assurer l'indépendance de l'Europe dans la politique et les technologies de l'espace. En commençant à fournir dès 2014 toute une série de services pour tous les citoyens européens, notre système global de navigation par satellite va améliorer notre vie de tous les jours: sa précision de positionnement qui va augmenter notre mobilité, cela nous permettra des transactions bancaires plus sûres, cela rendra notre protection civile plus robuste et contribuera à sauver des vies dans les régions les plus reculées, grâce à sa capacité de recherche et de sauvetage ». Un avis partagé par le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, qui a ajouté que « Galileo pourrait engendrer 60 milliards d'euros pour l'économie européenne dans les 20 prochaines années d'opération », mais qui reconnaît que « les préparatifs de cette journée ont été marqués par les challenges et l'anticipation. Ce projet a enduré de nombreux obstacles et retards en cours de route, et pour cette raison, je suis encore plus heureux de saluer cette inauguration ». Des obstacles pourtant vivement critiqués, et résumés par la députée européenne Marta Andreasen (ELD, britannique) « Seule l'UE ose célébrer un dépassement de plusieurs milliards qu'est le fiasco du projet Galileo. Au lieu de célébrer, le président de la Commission et les députés européens qui ont soutenu ce projet devraient formuler des excuses publiques aux contribuables pour ce gaspillage choquant de temps, d'argent et de ressources ».

Des reproches que le commissaire européen chargé de l'industrie Antonio Tajani a essayé de tempérer en rappelant qu'en respectant le timing pour le premier lancement, des coûts supplémentaires avaient pu être évités. Afin de conserver cette dynamique, il souhaite lancer très prochainement un nouvel appel d'offres pour les satellites supplémentaires qui doivent compléter la constellation de 30 satellites de Galileo. Il s'est par ailleurs réjoui de l'excellente collaboration avec la Russie, qui a fourni le lanceur Soyouz. Mais il a surtout voulu associer le succès du jour de Galileo à un message d'espoir. Il estime que l'Europe a su faire preuve de bonne gouvernance en matière d'espace, et qu'il s'agit là d'un message fort la veille du Conseil européen qui se penchera sur la gouvernance économique. (MD)

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