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Bulletin Quotidien Europe N° 10471
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/grÈce

L'objectif budgétaire 2011 ne sera pas atteint, selon la troïka

Bruxelles, 11/10/2011 (Agence Europe) - La 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) a conclu sa 5ème mission d'évaluation de la situation économique et budgétaire en Grèce, alors que demeurait incertaine mardi 11 octobre au soir, l'issue du vote slovaque sur la ratification des modalités du 2ème sauvetage grec et du renforcement du fonds européen de sauvetage. Une fois son rapport approuvé par le Conseil Écofin, Athènes recevra début novembre une 6ème tranche d'aide de 8 milliards d'euros dont 2,2 milliards à la charge du FMI.

La récession en Grèce sera « plus aiguë qu'anticipé en juin » si bien que la croissance ne devrait pas faire son retour avant 2013, estime la troïka dans un communiqué conjoint. Les exportations grecques « rebondissent » et la modération des coûts unitaires du travail devrait stimuler cette dynamique.

Dans le domaine budgétaire, le gouvernement grec a réussi à concrétiser « une réduction majeure » du déficit public. « Cependant, l'objectif budgétaire pour 2011 ne pourra plus être atteint », en partie à cause d'une récession plus vive mais aussi « en raison de dérapages dans la mise en œuvre de certaines mesures d'ajustement adoptées », souligne la troïka. Pour 2012, elle estime que les mesures additionnelles que le gouvernement a déjà annoncées devraient être suffisantes pour ramener le programme sur les rails et atteindre un déficit budgétaire de 15 milliards d'euros. En revanche, pour 2013 et 2014, « des mesures additionnelles seront probablement nécessaires » et devront consister essentiellement en une réduction des dépenses.

La troïka met le doigt sur « des retards » dans la préparation de la liste des actifs publics à privatiser. La conjoncture s'étant aussi détériorée, la troïka s'attend donc à une collecte de fonds « significativement plus basse qu'attendue ». Athènes maintient son objectif de lever 35 milliards d'euros par ce biais d'ici 2015. Concernant le secteur bancaire, les bailleurs de fonds sont d'avis que la nouvelle législation bancaire grecque permettra à la fois de restructurer le secteur et de protéger les déposants. Le défi le plus important pour les autorités grecques réside dans la mise en œuvre des réformes structurelles, particulièrement dans le domaine de la fonction publique. Des progrès ont été enregistrés dans le secteur des transports et des professions réglementées. « La décision de suspendre l'extension obligatoire des accords collectifs de branche au niveau des entreprises constitue une étape décisive dans la mesure où elle garantira la flexibilité nécessaire sur le marché du travail pour stimuler la croissance », affirme la troïka. (MB)

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