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Bulletin Quotidien Europe N° 10471
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/jai

L'UE se dote d'un nouveau système de visas pour éviter les abus

Bruxelles, 11/10/2011 (Agence Europe) - Deux ans après la date initialement prévue, le système d'information sur les visas (VIS) pour les pays membres de l'espace de libre circulation Schengen est finalement entré en vigueur mardi 11 octobre au matin, a annoncé mardi la Commission européenne.

Ce nouveau système VIS (qui n'avait pu voir le jour en 2009 en raison d'un contentieux avec l'entreprise contractante) permettra à la fois de faciliter l'accès à des visas de court séjour pour les ressortissants des pays tiers et de renforcer la sécurité des pays de Schengen avec des dispositifs capables de mieux détecter les fraudes aux visas ou les abus, ont expliqué mardi des sources européennes.

Lancé dans un premier temps pour les ressortissants des pays d'Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Mauritanie et Égypte ; la région du Proche-Orient sera la prochaine), le système prévoit de traiter les demandes de visa (pour 3 mois, renouvelables) en ayant recours aux éléments biométriques comme les empreintes digitales et l'image faciale numérique, outils qui permettront par exemple de s'assurer que la personne requérante du visa est bien celle qui l'utilise. Les enfants de moins de 12 ans seront toutefois dispensés de fournir leurs empreintes digitales, explique la Commission, comme les personnes « dans l'incapacité » de les fournir ou encore les chefs d'État ou de gouvernement ou autres délégations officielles.

Toutes les applications pour des visas de court séjour seront par ailleurs consignées dans une base de données centrale, basée à Strasbourg, à laquelle tous les États membres de Schengen (le Royaume-Uni et l'Irlande n'y seront pas autorisés) pourront accéder, ont encore expliqué ces sources.

Dans cette base de données, sera ainsi gardé tout l'historique du demandeur du visa, qu'il s'agisse du nombre de ses demandes ou bien des refus qui lui ont été opposés. Dans quelques mois, l'agence européenne de police Europol sera elle aussi autorisée à accéder à cette base, à des fins d'enquêtes, ont ajouté ces sources mais dans « des conditions très spécifiques », ont-elles voulu rassurer.

Sur le plan des avantages: les requêtes des demandeurs devraient être traitées beaucoup plus rapidement qu'auparavant et les empreintes digitales et données biométriques pourront être réutilisables pour des demandes ultérieures pour une période de 5 ans, explique la Commission. La « vie » du personnel chargé de l'immigration aux frontières extérieures sera également « facilitée », a encore dit la Commission, puisqu'un « simple clic » permettra de confirmer l'identité du voyageur et la validité de son titre.

À ce jour, les pays membres de Schengen comptabilisent 13 millions de demandes de visas court séjour par an mais « on s'attend à ce que ce nombre atteigne très vite 20 millions », a expliqué une source. Le nouveau système doit donc permettre de mieux gérer l'augmentation des demandes et de mettre en commun les données des pays membres de Schengen, qui consignent à ce jour à leur seul niveau les applications pour les visas. (SP)

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