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Bulletin Quotidien Europe N° 10471
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/agriculture

Le verdissement peut réduire la production, selon une étude

Bruxelles, 11/10/2011 (Agence Europe) - Les mesures visant à introduire un 'verdissement' de certains paiements versés aux agriculteurs pourraient réduire le potentiel de production de l'UE en augmentant le coût des intrants agricoles de 5 milliards d'euros (2%), selon une étude publiée mardi 11 octobre par Alan Matthews, du think tank International Centre for Trade and Sustainable Development (http://www.ictsd.org/i/library/115162 /).

Cette étude montre que la capacité de production de l'UE pourrait baisser légèrement si les gouvernements de l'UE venaient à accepter les propositions de la Commission visant à inciter les agriculteurs à adopter des pratiques plus écologiques et que cela conduirait à redistribuer les paiements directs à des zones plus marginales.

La Commission va proposer ce mercredi 12 octobre (EUROPE n° 10470 & 10449) que 30% des paiements directs soient prévus pour des pratiques agricoles favorables à l'environnement. Les trois pratiques agricoles bénéfiques pour le climat et l'environnement à respecter seront: - diversification des cultures ; - maintien de pâturages permanents ; - maintien d'une réserve écologique (au moins 7 % des terres devront être consacrées à des fins écologiques).

Selon l'étude de M. Matthews, les producteurs de céréales seraient particulièrement affectés par 'ce pas en avant' dans le verdissement des aides. En outre, la hausse des prix des aliments pour animaux pourrait avoir pour conséquence de: - réduire la production européenne de viande porcine et de viande de volailles ; - limiter toute expansion de la production de lait.

En outre, selon cette étude, la production de coton de l'UE pourrait chuter, car les paiements « couplés » (c'est-à-dire les aides qui sont liées aux niveaux de production) seraient légèrement réduits, estime M. Matthews. « Les aides qui restent continuent de déséquilibrer la situation pour les pays en développement exportateurs, en particulier en Afrique occidentale », affirme M. Matthews.

La Commission prévoit l'expiration du régime des quotas de sucre à compter du 30 septembre 2016. Selon l'étude, cela pourrait se traduire par une hausse substantielle de la production de l'UE. L'UE importera dès lors moins de sucre en provenance des fournisseurs qui bénéficient d'un accès au marché préférentiel, en particulier les pays les moins développés et les exportateurs de la zone Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP), dont les livraisons vers l'UE pourraient s'arrêter si le prix mondial du sucre reste élevé, prédit l'auteur.

Au contraire, le projet d'abolir les quotas de production de lait n'aura pas d'effet significat sur les marchés mondiaux, selon cette étude.

La production de viande bovine et ovine sera probablement plus élevée, car ces secteurs devraient (selon les propositions de la Commission) pouvoir continuer à recevoir des paiements liés à la production et car les aides risquent d'être redistribuées dans les régions en Europe où les élevages sont plus importants.

Et M. Matthews de prôner une réforme plus ambitieuse de la politique agricole commune (PAC) en ciblant mieux les aides directes et en éliminant les soutiens qui dépendant encore des volumes produits. Ceci aurait un impact plus grand en « éliminant les distorsions de concurrence causées par la PAC sur les marchés mondiaux », conclut Alan Matthews. (LC)

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