Bruxelles, 10/10/2011 (Agence Europe) - Quelle que soit l'issue mardi 11 octobre du procès controversé contre Ioulia Timochenko, l'UE a décidé lundi 10 octobre de poursuivre les négociations de libre-échange avec l'Ukraine.
« Il ne fait pas de doute que nous allons continuer les négociations techniques dans le détail », a annoncé Catherine Ashton à l'issue d'une réunion lundi 10 octobre à Luxembourg des ministres européens des Affaires étrangères. « Mais il y a aussi un processus politique », a-t-elle souligné. « Quoi qu'il arrive en Ukraine, cela sera pris en compte », a-t-elle précisé en reconnaissant que l'UE n'était « pas très optimiste » quant à l'issue de ce qui ressemble à une « application sélective de la justice ».
« La décision de poursuivre les négociations sur l'accord de libre-échange et sur l'accord d'association » avec Kiev a « heureusement prévalu » lors du débat entre les 27 ministres européens, et ce bien qu'ils soient prêts à « fortement condamner » une sentence défavorable à Mme Timochenko, s'est réjoui l'Italien Franco Frattini. Alors que le verdict est annoncé pour mardi, « nous attendons ce qui va se passer mais les négociations techniques peuvent se poursuivre. L'Ukraine est un pays qui a vocation à collaborer avec l'UE », a précisé le chef de la diplomatie italienne. Il semble probable toutefois que, dans le cas d'une condamnation de Mme Timochenko, il sera très difficile d'éviter des retards dans la conclusion de cet accord d'association comprenant un important volet commercial, initialement prévue pour le mois de décembre. Le verdict dans le cas de Mme Timochenko est sans aucun doute aussi un test pour l'État de droit de notre voisin ukrainien, a estimé de son côté le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle. « S'il s'avère négatif, cela pourra avoir des conséquences sur les relations de l'UE avec l'Ukraine ». (LC)