Bruxelles, 04/10/2011 (Agence Europe) - Appelé à remplacer l'ancien accord de 1999, le futur accord de partenariat et de coopération renforcé entre l'UE et le Kazakhstan comprendra un important volet consacré à la coopération énergétique. Dans la perspective du corridor gazier Sud et du gazoduc Nabucco, qui faciliteraient l'acheminement vers l'UE, en contournant la Russie, du gaz de la région Caspienne et de l'Asie centrale, l'UE voit plutôt d'un bon œil un rapprochement avec le Kazakhstan, qui dispose lui aussi de réserves de gaz. Et lui ouvre la porte, à l'avenir, au projet de gazoduc Transcaspien.
L'accord de partenariat et de coopération renforcé entre l'UE et le Kazakhstan, que la Commission et Astana commenceront à négocier la semaine prochaine, comprendra un volet consacré à l'énergie, a confirmé Günther Oettinger, qui participait dans la capitale kazakhe à un forum sur l'énergie, mardi 4 octobre. « Dans le cadre du nouvel accord de coopération, nous avons l'opportunité d'approfondir un peu plus notre coopération énergétique avec la signature d'un accord contraignant », a expliqué le commissaire à l'Énergie. Le futur accord prévoit des coopérations en matière nucléaire, de charbon propre, d'efficacité énergétique et de sources d'énergie renouvelables, ont aussitôt précisé les services de M. Oettinger, pour rectifier le tir.
Les médias d'Asie centrale se sont en effet emparés de cette annonce mardi pour gonfler la nouvelle d'une participation du Kazakhstan au projet de gazoduc Transcaspien, dans le cadre duquel la Commission est autorisée par les Vingt-sept à négocier un accord avec l'Azerbaïdjan et le Turkménistan sur le cadre juridique d'un système de gazoducs reliant les deux pays sous la mer Caspienne, et auquel sera connectée l'infrastructure - Nabucco - qui acheminera le gaz d'Asie centrale vers l'Europe. « Pour l'UE, un gazoduc transcaspien sera une contribution importante au développement du Corridor du Sud », a expliqué M. Oettinger mardi. « Il prouve combien l'UE compte sur ce projet et sur la coopération dans la région. La participation à l'avenir du Kazakhstan dans ce projet serait bienvenue », a seulement ajouté le commissaire. (EH)