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Bulletin Quotidien Europe N° 10465
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/eurogroupe

EFSF, l'augmentation de la force de frappe est à l'étude

Bruxelles, 03/10/2011 (Agence Europe) - Le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn a reconnu que les pays de la zone euro réfléchissent aux moyens d'accroître, notamment via la création d'un effet de levier, la force de frappe du fonds européen de sauvetage, la Facilité EFSF. « Nous sommes en train d'examiner les options pour augmenter la force de frappe de l'EFSF afin de l'utiliser au maximum de ses capacités et de le rendre plus efficace comme pare-feu pour contenir la contagion sur les marchés », a-t-il déclaré lundi 3 octobre à son arrivée à l'Eurogroupe (EUROPE n°10464), rapporte l'AFP. Le recours à l'effet de levier constitue « une option » que nous étudions, a-t-il ajouté. Une telle option permettrait aux Dix-sept d'augmenter la capacité d'intervention du fonds, plafonnée à 440 milliards d'euros, sans qu'ils soient tenus d'octroyer de nouvelles garanties. La taille actuelle du fonds serait insuffisante pour venir en aide à des pays au cœur de l'Eurozone, comme l'Espagne ou l'Italie.

Dans une interview qu'a publiée lundi le quotidien allemand Die Welt, la ministre autrichienne des Finances Maria Fekter fait également état de discussions d'experts sur les « moyens de renforcer l'EFSF via un effet de levier ou d'autres mesures ». Plusieurs scénarios sont à l'étude: doter le fonds de sauvetage d'une licence bancaire afin qu'il ait accès aux liquidités illimitées de la BCE, autoriser l'EFSF à agir en tant qu'assureur pour garantie les pertes que subirait un détenteur de titres de dette souveraine, voire à garantir les rachats de dette publique effectuées par la BCE.

Grèce. Lors de l'Eurogroupe, les ministres feront une nouvelle fois le point sur le patient grec alors que la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) poursuit sa mission d'analyse à Athènes. Lundi matin, le ministre grec des Finances Evángelos Venizélos a présenté au parlement grec le paquet de mesures additionnelles que le gouvernement veut faire adopter afin que le pays respecte ses objectifs budgétaires pour 2012. Ce paquet comprend l'introduction d'une taxe immobilière exceptionnelle, censée rapporter près de 2 milliards d'euros, et la réduction de 20% des effectifs de la fonction publique d'ici 2015. Près de 30 000 fonctionnaires, dont 23 000 personnes proches de la retraite, seront mis en 'réserve' et toucheront 60% de leur salaire pendant un an avant d'être licenciés. « Ces mesures corrigent les écarts afin que les objectifs budgétaires de 2012 soient atteints et produisent, après de nombreuses années, un excédent primaire de 1,5% du PIB », déclare M. Venizélos dans un communiqué. Selon lui, les écarts observés en 2011 en matière de réduction du déficit public (8,5% au lieu de 7,5% du PIB) sont dus, « dans une large mesure, à une récession bien plus importante qu'anticipée en 2011 et qui atteindra 5,5% au lieu de 3,8% du PIB ». Pour 2012, la Grèce table sur un déficit public de 6,8% et un endettement public supérieur à 160%. La récession diminuera à 2% du PIB, un retour de la croissance étant espéré en 2013. Avec cet effort additionnel, Athènes espère convaincre ses créanciers de débloquer la tranche d'aide de 8 milliards d'euros prévue dans le cadre du 1er plan grec. Plombés par la mauvaise santé de l'économie grecque, les marchés financiers ont ouvert la semaine dans le rouge. (MB)

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