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Bulletin Quotidien Europe N° 10465
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/Écofin

Consolidation budgétaire et mesures structurelles vont de pair

Bruxelles, 03/10/2011 (Agence Europe) - Les ministres européens des Finances auront un échange de vues sur les stratégies coordonnées et différenciées de sortie des déficits excessifs suite aux mesures budgétaires prises en 2009 après la crise financière des 'subprime', ce mardi 4 octobre sur la base d'une présentation de la Commission européenne (EUROPE n°10153). Ils réitéreront la priorité à accorder à l'assainissement des finances publiques qui doit s'accompagner de mesures structurelles visant à libérer le potentiel de croissance. À l'heure actuelle, 23 États membres sont sous le coup d'une procédure pour déficit excessif.

Un projet de conclusions, dont l'adoption était hypothétique lundi 3 octobre, reconnaît que les États membres vivent des situations différenciées alors que les risques baissiers sur la conjoncture et la pression des marchés financiers ont augmenté. Les Vingt-sept sont répartis en quatre groupes: - les pays faisant l'objet d'une aide financière internationale (Grèce, Irlande, Portugal) sont priés de respecter strictement les objectifs budgétaires fixés dans leur programme d'austérité et de mettre en œuvre rapidement les mesures structurelles annoncées ; - les pays subissant « la pression des marchés », tels que l'Espagne et l'Italie, doivent atteindre les objectifs fixés « dans la version la plus récente de leur programme de stabilité et de croissance ou dans leurs plans budgétaires les plus récents » et, « si nécessaire, ils doivent se tenir prêts à appliquer des mesures additionnelles de consolidation » ; - les États membres dont le déficit public est élevé ou qui ont accumulé un retard dans leur consolidation budgétaire sont appelés à accélérer leurs efforts et à spécifier les mesures qu'ils comptent prendre « pas plus tard que dans leur budget 2012 » ; - les quatre pays dont les déficits sont inférieurs à 3% du PIB, comme la Finlande ou l'Estonie, pourraient utiliser « la marge de manœuvre » autorisée dans le Pacte pour laisser jouer « les stabilisateurs automatiques » (hausse des dépenses sociales, réduction de la collecte de l'impôt), c'est-à-dire laisser se dégrader leurs comptes publics du fait de l'essoufflement de la croissance, tout en garantissant la viabilité des finances publiques à long terme. (MB)

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