Bruxelles, 03/10/2011 (Agence Europe) - Les compagnies aériennes régionales (ERA) réfutent les avantages du rail, l'échange de quotas d'émission, et toutes autres futures politiques européennes visant l'aviation. « Que les trains à grande vitesse soient vus par les décideurs européens comme l'alternative de préférence au transport aérien est davantage le résultat d'une doctrine que d'analyses rationnelles et transparentes », n'a pas hésité à affirmer le directeur général de l'ERA, Mike Ambrose, lors de leur assemblée générale à Rome, jeudi 29 septembre. L'association a en effet dévoilé une étude comparative des deux modes de transport et avance plusieurs chiffres: les subventions des États de l'UE apportées au rail seraient 125 fois plus élevées que celles dont bénéficie l'aviation, alors que le chiffre d'affaires du marché aérien est deux fois plus élevé que celui du rail. La même étude prétend également que les émissions de certains polluants atmosphériques (CO, NOx, VOC et PM10) seraient plus élevées pour le ferroviaire en tenant compte de tout le cycle de vie dans les deux modes de transport. L'association appelle dès lors à plus de complémentarité avec le rail, au lieu d'un glissement vers le tout au rail.
À l'issue de son assemblée générale, l'association a également annoncé l'adoption de trois résolutions visant à influencer les politiques européennes. L'ERA demande de maintenir l'exemption de la TVA qui s'applique actuellement au trafic aérien, de tenir en compte de la spécificité des aéroports régionaux dans l'éventuelle révision des créneaux horaires, et de suspendre l'application à l'aviation du système européen d'échange de quotas d'émission de CO2 jusqu'à ce que l' Organisation de l'aviation civile internationale ait développé un cadre de protection de l'environnement applicable mondialement. (MD)