Bruxelles, 27/09/2011 (Agence Europe) - Les députés européens ont vigoureusement débattu mardi 27 septembre de la demande d'adhésion de la Palestine à l'ONU. Ils ont également dénoncé la décision d'Israël de continuer l'expansion des colonies à Jérusalem, annoncée le même jour.
Les groupes S&D, ADLE, GUE et Verts/ALE ont apporté leur soutien à la demande du président Abbas pour l'adhésion de la Palestine à l'ONU et demandé à la Haute représentante Catherine Ashton d'agir, tout en reconnaissant le travail qu'elle a déjà accompli. « Nous voulons la reconnaissance immédiate et sans condition de l'État palestinien », a exigé Georgios Toussas pour la GUE. Pour l'ADLE, Annemie Neyts-Uyttebroeck a lancé un appel à Catherine Ashton et aux États membres « pour que les Palestiniens, au plus tard avant la fin de l'Assemblée générale en cours bénéficient du meilleur statut possible, tout en soutenant un accord de paix durable ». « Il est impensable que l'Europe dise aux Palestiniens le printemps arabe n'est pas pour vous. (…) Que leur courage vous inspire quand vous défendrez notre position auprès des gouvernements européens », a demandé la socialiste belge Véronique De Keyser. De son côté, le représentant du PPE, José Ignacio Salafranca Sanchez-Neyra, a soutenu la proposition de Nicolas Sarkozy, « une solution absolue ». Voix dissonante, pour Charles Tannock (ECR), la déclaration d'Abbas « est précipitée. La solution ne sera trouvée que par les négociations ». Des négociations dans lesquelles la Haute représentante souhaite que l'UE ait plus de poids. « Je veux défendre un rôle plus grand pour l'UE », qui doit « jouer un rôle de prévention des conflits », a-t-elle souligné, rappelant les propositions du Quartette pour la résolution du conflit israélo-palestinien. (CG)