Bruxelles, 23/09/2011 (Agence Europe) - Le Groupe des travailleurs du Comité économique et social européen (CESE) a adopté vendredi 23 septembre une déclaration en vue de « restaurer la confiance dans le projet d'intégration de l'Union européenne ».
Le CESE appelle les institutions européennes et les gouvernements des États membres à prendre la mesure réelle de l'inquiétude et de la souffrance des citoyens. Il condamne toute propagande tendant à profiter de la situation pour dresser les peuples les uns contre les autres et mettre à mal les acquis de l'Union. Les travailleurs rejettent les mesures d'austérité prises par les gouvernements de l'UE qui « appauvrissent les citoyens et entraînent une spirale de récession, à l'heure même où il faut mener une politique ambitieuse d'investissements, de croissance, de soutien de l'emploi et d'inclusion ».
Le CESE exige que toute mesure « respecte le modèle social européen » et notamment le dialogue social, la négociation collective et les conventions collectives. Il exige aussi le maintien du programme européen d'aide alimentaire aux personnes les plus démunies de l'UE.
Par ailleurs, le groupe des travailleurs du Comité économique et social européen: - exige une régulation effective des marchés financiers et une lutte efficace contre la spéculation, notamment par la mise en place d'une politique fiscale européenne et la taxation des transactions financières ; - réitère sa confiance en l'euro, projet politique essentiel pour l'avenir de l'Union européenne, ainsi que son soutien au mécanisme européen de stabilité financière, lequel doit être doté de ressources suffisantes pour garantir son efficacité et la solidarité au niveau européen ; - exige le lancement d'euro-obligations, en tant qu'instrument efficace de relance de l'économie réelle dans l'Union et de contribution à la solution du problème de la dette souveraine des États membres ; - insiste pour que la cohésion économique, sociale et politique soit renforcée, en tant que pilier fondamental de la construction européenne.
Le groupe des travailleurs du Comité économique et social européen estime que les citoyens « n'ont aucune responsabilité dans la crise et qu'il est inique qu'ils soient appelés à payer pour les excès des spéculateurs et l'irresponsabilité ou l'incompétence de certains politiciens ». (LC)