Bruxelles, 23/09/2011 (Agence Europe) - « Un plan d'action de politiques coordonnées contenant des mesures de court terme et une perspective de moyen terme » sera dévoilé lors du Sommet du G20 de Cannes (3 et 4 novembre) en vue de soutenir la croissance économique tout en poursuivant l'assainissement des budgets publics, ont indiqué les ministres et banquiers centraux des pays du G20, réunis à Washington jeudi 22 septembre. Ils s'en tiennent à la ligne défendue début septembre par le 'G7 Finances': « Une réponse internationale forte et coordonnée » est nécessaire pour affronter le regain de tensions financières, l'essoufflement de la croissance et la crise de la dette souveraine (EUROPE n° 10450).
Davantage focalisée sur la consolidation budgétaire, l'Europe a pris des « actions fortes pour garantir la stabilité des finances publiques » et les pays de la zone euro mettent en œuvre les décisions prises lors de leur sommet de fin juillet (modalités du 2ème sauvetage grec, renforcement du fonds européen de sauvetage, la Facilité EFSF), indique le communiqué de la réunion de Washington. Six pays membres (Australie, Canada, Corée du Sud, Indonésie, Mexique, Royaume-Uni) ont quand même pressé les Européens d'agir vite et concrètement pour résoudre la crise de la dette souveraine. « Les gouvernements et les institutions de la zone euro doivent agir rapidement pour résoudre la crise de l'euro et toutes les économies européennes doivent affronter le problème de la dette afin d'empêcher la contagion à l'économie mondiale », écrivent-ils dans une lettre commune adressée au président en exercice du G20, le Français Nicolas Sarkozy. Ils estiment qu'une des priorités consiste à renforcer le système bancaire européen.
Sur la solvabilité bancaire, les grands argentiers mondiaux s'engagent à prendre « toutes les actions nécessaires afin de préserver la stabilité des systèmes bancaires et des marchés financiers ». « Nous nous assurerons que les banques sont adéquatement capitalisées, disposent d'un accès suffisant au financement », ajoutent-ils, en promettant que les établissements de crédit mettront en œuvre totalement l'accord 'Bâle III' conformément au calendrier fixé. (MB)