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Bulletin Quotidien Europe N° 10459
JOURNÉE POLITIQUE / (ae) ue/syrie

L'UE interdit tout nouvel investissement pétrolier en Syrie

Bruxelles, 23/09/2011 (Agence Europe) - L'Union européenne a décidé vendredi 23 septembre de renforcer ses sanctions contre le régime de Bachar el-Assad en interdisant tout nouvel investissement dans le secteur pétrolier en Syrie. L'UE étend ainsi l'embargo sur les importations de pétrole syrien décidé le 2 septembre par l'UE. En outre, les nouvelles mesures permettent d'interdire la fourniture à la Syrie de pièces et billets de banques.

Il s'agit déjà du septième train de sanctions à l'encontre du régime syrien, accusé de réprimer dans le sang le mouvement de contestation, qui, selon l'ONU, a fait plus de 2 700 morts depuis le début du mouvement, en mars dernier.

Pétrole. L'interdiction de nouveaux investissements dans le secteur pétrolier vise les compagnies européennes, mais aussi les sociétés syriennes actives à l'étranger. Elle consiste à interdire tous prêts, achats de participations ou créations de joint-ventures avec le secteur pétrolier syrien. Ces sanctions devraient avoir de l'effet car la Syrie a désespérément besoin de nouveaux investissements pétroliers. L'interdiction d'investissement ne porte toutefois que sur les nouveaux contrats, les anciens pouvant donc continuer à être honorés. Le géant pétrolier français Total est une des principales compagnies étrangères en Syrie avec l'anglo-néerlandais Shell et la chinoise CNPC. La Syrie exporte 150 000 barils de pétrole par jour, essentiellement vers l'UE, et cela lui a rapporté 3,1 milliards d'euros en 2010.

Pièces et billets. L'UE a également décidé d'interdire la remise de billets de banque à la Banque centrale syrienne. Des entreprises en Autriche, Allemagne et Belgique impriment actuellement de la monnaie pour le compte de la banque centrale syrienne. Celles-ci n'auraient plus le droit de lui livrer pièces et billets.

Interdiction de visas. Il est aussi prévu que deux personnes et six sociétés (une chaîne de télévision, deux sociétés de télécoms, et trois sociétés qui fournissent l'armée syrienne en équipements divers) soient ajoutées à la liste des sanctions européennes incluant gel d'avoirs et interdiction de visa.

Catherine Ashton, la Haute représentante de l'UE, a signalé que si la situation ne s'améliorait pas en Syrie il pourrait y avoir de nouvelles sanctions. « La répression contre le peuple syrien doit cesser complètement », a-t-elle souligné. (LC)

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