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Bulletin Quotidien Europe N° 10414
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/rÉgions

ARF, contre la remise en cause par la France de la compétitivité

Bruxelles, 07/07/2011 (Agence Europe) - Une délégation de présidents des régions françaises, menée par leur président Alain Rousset et leur vice-président en charge des questions européennes, Jean-Yves Le Drian, a rencontré jeudi 7 juillet, à Bruxelles, José-Manuel Barroso. Les échanges ont porté sur le budget 2014-2020, la stratégie UE 2020, l'avenir de la PAC, la politique de cohésion et la situation particulière des régions intermédiaires, la participation des régions dans le domaine de la recherche et du développement via le programme cadre (PCRD), l'adaptation nécessaire des politiques communautaires aux territoires des régions Outre-mer, les transports et le problème de l'ouverture à la concurrence des transports ferroviaires régionaux.

« Le président de la Commission est un président qui a du punch, qui est extrêmement volontaire et précis dans son argumentation, qui a un raisonnement très politique sur le budget de l'Europe. Nous lui apportons tout notre soutien », s'est félicité Alain Rousset, président de l'Association des Régions de France (ARF) et du Conseil régional d'Aquitaine. Un budget pour développer les transports et leurs interconnexions, pour mettre en place la PAC, pour développer les fonds de cohésion et aider les régions de la convergence, celles qui en sortent et celles qui relèvent de la compétitivité. « L'idée, c'est que l'Europe garde sur ses territoires un visage qui porte sur les nouvelles énergies et les économies d'énergie ainsi que sur l'innovation et la recherche, sur les PME. Cela suppose des moyens financiers », a commenté Alain Rousset devant la presse.

Alain Rousset a condamné un communiqué de presse des ministres français Alain Juppé (Affaires étrangères), Valérie Pécresse (Budget) et Bruno Le Maire (Agriculture, Pêche), daté du 30 juin, « parce qu'il remet en cause la politique de la compétitivité, de la recherche, de l'industrie, de la cohésion ». « Ce communiqué est insupportable, effarant parce qu'il critique et met en cause la politique de compétitivité à l'échelle de nos entreprises et de nos laboratoires », a-t-il précisé, ajoutant: « Nous sommes sortis rassurés de l'entretien avec Barroso, nous allons le soutenir ». Dans leur lettre, les trois ministres français soulignent, s'agissant de: (1) la PAC et la politique de pêche: les possibilités d'engager une certaine redistribution des aides entre les États ainsi que leur « verdissement » vont se trouver limitées par le choix budgétaire de la Commission ; (2) la politique de cohésion: la Commission ne tire pas toutes les conséquences du fait qu'une vingtaine de régions ont atteint un niveau de développement leur permettant de sortit de l'objectif de convergence: des économies sont possibles ; (3) la très forte augmentation des fonds consacrés aux dépenses dites de compétitivité est inacceptable alors que le fonctionnement et l'efficacité de cette politique sont contestés et que les chefs d'État et de gouvernement ont clairement appelé à une réforme en profondeur: augmenter le budget de cette politique, surtout dans une telle proportion, avant de l'avoir réformée, n'est pas envisageable. Infos: delegation.bruxelles@region-bretagne.fr (G.B.)

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