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Bulletin Quotidien Europe N° 10414
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/banques

Moody's, 26 banques échoueraient aux 'stress tests' européens

Bruxelles, 07/07/2011 (Agence Europe) - Après avoir rabaissé la notation financière du Portugal, l'agence de rating américaine Moody's s'est distinguée, mercredi 6 juillet au soir, en affirmant que 26 établissements bancaires européens allaient échouer aux 'stress tests' que coordonnent l'Autorité européenne de supervision bancaire (EBA). « Sur les 91 banques soumises aux tests de résistance de l'EBA, Moody's pense que 26 d'entre elles présentent le risque de devoir recourir à un soutien externe », déclare-t-elle dans un communiqué. Selon elle, cet exercice présentera « une variété d'effets positifs »: il a déjà provoqué un mouvement de recapitalisation important dans l'Union européenne - comme ce fut le cas avec le mouvement de restructuration de secteur des caisses d'épargne espagnoles - et il contribuera à accroître la transparence avec la publication de l'exposition des banques aux dettes souveraines. La semaine dernière, l'agence Reuters avait affirmé qu'entre dix et quinze institutions bancaires échoueraient aux tests.

Les ministres européens des Finances, qui se réuniront mardi 12 juillet, auront droit à la primeur des résultats des tests, avant que l'autorité européenne ne les rende publics, peut-être en fin de semaine prochaine. Le temps pour le Conseil Écofin de s'assurer que les États membres ont mis en place les mesures nécessaires ('financial backstops') pour que les banques en difficulté soient en mesure de lever des capitaux sur les marchés financiers ou, à défaut, se résolvent à faire appel à des dispositifs de soutien public.

L'exercice 2010 des tests de résistance avait révélé les difficultés de sept établissements bancaires (5 espagnols, 1 allemand, 1 grec) (EUROPE n°10187). Il avait été fortement critiqué après que les déboires de deux banques irlandaises, qui avaient passé les tests sans encombre, aient contraint l'Irlande à demander une aide financière internationale. Jouant sa crédibilité, l'EBA a renforcé les critères pour 2011: elle prévoit une chute plus importante (-0,5%) du PIB de la zone euro (EUROPE n°10340). En reprenant à son compte les ratios de solvabilité bancaire de l'accord dit 'Bâle III' qui ne devraient s'appliquer pleinement que d'ici 2019, elle s'est aussi attirée les foudres du superviseur allemand. Néanmoins le fait que l'EBA refuse d'envisager l'hypothèse d'un défaut d'un pays de la zone euro demeure critiqué. Moody's constate en effet que les critères de l'exercice 2011 n'envisage pas de défaut souverain « à un moment où le risque d'un défaut dans la zone euro a augmenté ». Face à la persistance de la crise de la dette souveraine, l'autorité européenne a quand même demandé en juin aux banques d'évaluer les risques liés à la dette souveraine de la même façon qu'elles évaluent leurs risques de crédit de leur portefeuille bancaire. (M.B.)

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