Bruxelles, 07/07/2011 (Agence Europe) - La question de la reconnaissance d'un État palestinien serait désormais « posée » et l'UE se doit de réagir positivement, affirme un groupe de personnalités européennes, dont d'anciens ministres des Affaires étrangères et un ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi. L'UE s'y est engagée, techniquement, financièrement et politiquement: « Revenir maintenant sur cet engagement serait faire preuve d'incohérence, de faiblesse et de manque de volonté politique. Ce serait également offrir une victoire aux forces du statu quo ».
En septembre, l'Autorité palestinienne pourrait solliciter la reconnaissance formelle de la souveraineté palestinienne sur les territoires occupés auprès de l'Organisation des Nations unies et de ses États membres, rappellent ces personnalités. « Si cette demande est formulée, l'UE devrait la soutenir en insistant sur la nécessité pour la Palestine indépendante de négocier avec Israël sur la base des paramètres reconnus internationalement ». Parmi les signataires figurent les Français Hubert Védrine, Michel Rocard, Hervé de Charette, le Belge Louis Michel, les Italiens Giuliano Amato et Romano Prodi, l'Espagnol Felipe Gonzalez, les Britanniques Peter Sutherland et Michael Lothian ou encore le Portugais Jorge Sampaio.
La reconnaissance du futur État par l'UE serait, selon ces personnalités, dans la logique de sa politique engagée depuis 2009. Les signataires considèrent que « l'Europe ne peut s'opposer à cette demande légitime des Palestiniens » et qu'une « majorité d'États membres a déjà reconnu (bilatéralement) l'État palestinien ». « Mais la reconnaissance par l'UE (en tant que telle) fera la différence ». (F.B.).