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Bulletin Quotidien Europe N° 10414
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/grÈce

Kees de Jager, la participation privée 'volontaire' « irréaliste »

Bruxelles, 07/07/2011 (Agence Europe) - Le ministre néerlandais des Finances Jan Kees de Jager a estimé « irréaliste » une participation volontaire du secteur privé au deuxième sauvetage financier de la Grèce en cours d'élaboration, une contribution « obligatoire » des institutions financières étant désormais à envisager. « Je pense que nous devons accepter qu'une contribution volontaire est irréaliste », a-t-il déclaré dans une interview accordée au quotidien financier Financieele Dagblad du jeudi 7 juillet. Si une contribution obligatoire des banques conduit à la dégradation « temporaire et isolée » de la notation financière grecque au niveau de défaut, « ce n'est pas si grave, car la Grèce ne peut de toute façon pas retourner aujourd'hui sur les marchés financiers ni dans un avenir proche », a-t-il ajouté.

C'est la première fois qu'un ministre européen des Finances s'interroge publiquement sur une éventuelle participation obligatoire du secteur privé aux coûts du futur sauvetage grec estimé à 120 milliards d'euros. Le gouvernement néerlandais est soumis à une forte pression de la population et de partis populistes qui refusent de mettre encore la main à la poche pour continuer à soutenir la Grèce. Interrogé à ce propos, le président de la BCE Jean-Claude Trichet a botté en touche, jeudi: « À ma connaissance, la position de l'Eurogroupe n'a pas changé ». Fin juin, celui-ci avait accueilli favorablement « la poursuite de l'implication volontaire du secteur privé sous la forme de refinancements volontaires et informels de la dette grecque arrivant à maturité » (EUROPE n°10401).

Les Européens ont toutes les peines du monde à trouver la bonne formule qui favoriserait une participation 'volontaire' de l'industrie financière aux coûts d'un deuxième plan grec. Ils espèrent que cette implication sera d'autant plus substantielle (30 milliards d'euros ?) qu'elle réduira l'apport de deniers publics. Mais l'option mise en avant par les banques françaises, qui tenait jusqu'ici la corde, a été disqualifiée par l'agence de rating américaine Standard and Poor's. Selon cette agence, la solution consistant notamment à réinvestir une partie des titres grecs arrivant à maturité d'ici 2014 entraînerait un défaut d'Athènes (EUROPE n°10411). Du coup, les Allemands ont remis en avant leur proposition d'implication du secteur privé d'étendre de sept ans la maturité des titres de dette grecque, abandonnée suite à l'opposition frontale exprimée par la BCE. Banquiers et représentants des États membres et de la Commission européenne se sont réunis à Rome, mercredi et jeudi, pour poursuivre les discussions sur la contribution du secteur privé. Il apparaît acquis que l'Eurogroupe ne prendra aucune décision en la matière lundi 11 juillet. (M.B.)

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