login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10409
Sommaire Publication complète Par article 12 / 33
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/budget

Réactions dans les institutions

Bruxelles, 30/06/2011 (Agence Europe) - Les propositions de la Commission ont fait l'objet de nombreux commentaires dans les institutions européennes. En voilà quelques-unes.

Laszlo Andor. Pour le commissaire aux Affaires sociales et à l'Emploi, ce budget est « une bonne nouvelle pour le Fonds social européen (FSE), ce qui veut dire une bonne nouvelle pour les travailleurs, et plus particulièrement pour ceux qui cherchent un emploi. Le FSE augmentera d'au moins 7,5%, soit 25% des dépenses totales de la politique de cohésion par les États membres ou au moins 84 milliards d'euros sur 7 ans. C'est placer l'argent où il est le plus nécessaire: les ressources humaines ». Ce budget permettra également au Fonds d'ajustement à la mondialisation (FEM) de poursuivre sur sa lancée. « 3 milliards d'euros seront disponibles pour le FEM, venant en aide aux travailleurs de tous les secteurs qui ont perdu leur emploi pour cause de mondialisation. Ce fonds permettra d'apporter des solutions et d'améliorer leurs compétences pour retrouver un emploi ».

Androulla Vassiliou. Le secteur de l'éducation, de la formation et de la jeunesse bénéficie de l'une des plus importantes augmentations prévues par les propositions (+70%), ce qui s'inscrit dans la droite ligne des priorités de la stratégie EUROPE 2020 pour la croissance et l'emploi, se réjouit la DG Éducation de la Commission européenne. Pour Androulla Vassiliou, commissaire responsable de l'éducation, de la culture, de la jeunesse et du multilinguisme, « ce budget est une excellente nouvelle pour nos jeunes. Investir dans la jeunesse est l'un des meilleurs plans de travail pour le futur de l'Europe. Nous voulons les aider à développer leurs talents et leur mobilité afin d'augmenter leurs chances de trouver un emploi ». Grâce aux fonds supplémentaires, ce ne sont plus 400 000 jeunes mais 700 000 qui auront une aide pour poursuivre une formation à l'étranger s'est réjouie la commissaire. Le secteur de la culture est aussi augmenté (+37%), « ce qui aura un effet de levier pour attirer des investissements publics et privés supplémentaires », a poursuivi la commissaire. « Cela améliorera la compétitivité en faveur des petites entreprises particulièrement, et aidera à la création des opportunités d'emploi », a-t-elle encore ajouté.

Alain Lamassoure. « Pas de salut aujourd'hui sans austérité budgétaire. Mais pas de croissance demain sans investissements d'avenir ». Le président de la commission des Budgets du Parlement européen a souligné que l'enjeu des propositions présentées mercredi 29 juin par la Commission est « de donner aux politiques d'avenir la dimension européenne nécessaire pour lutter à armes égales avec les grandes puissances conquérantes des autres continents ». Pour Alain Lamassoure (PPE, français), ces propositions ont le mérite « de reprendre les principales priorités du Parlement: dépenser mieux là où l'Europe est nécessaire, économiser ailleurs. Et surtout trouver des ressources financières nouvelles, modernes, européennes, pour soulager les contribuables nationaux ». Et Alain Lamassoure de faire remarquer qu'un tel sujet « ne peut être négocié dans le secret des réunions ministérielles à huis clos (…) mais doit d'abord être soumis au débat public le plus large possible, à travers une conférence financière européenne qui associe pleinement les parlements nationaux ».

Mercedes Bresso. « La Commission peut compter sur le Comité des Régions (CdR) pour la soutenir et faire valoir la cohérence et l'ambition de son projet, notamment auprès de certains gouvernements nationaux ». Tel est le message de la présidente du CdR à la suite de l'adoption par la Commission de sa proposition de cadre financier pluriannuel post 2013 (CFP). « Nous allons nous mobiliser fortement pour éviter que la négociation aboutisse à la dénaturation ou à l'affaiblissement de ces propositions, notamment par le Conseil des ministres ». Mercedes Bresso s'est félicitée de la proposition faite de 1,05%: « Je crois que nous pouvons accueillir ces propositions avec satisfaction. L'introduction d'une taxe sur les transactions financières, la mise en place d'une nouvelle taxe sur la valeur ajoutée (TVA) européenne et la simplification des systèmes de corrections financières correspondent aussi, parfaitement, à nos souhaits: c'est un choix réaliste et courageux de la Commission, que nous soutenons fermement ».

Staffan Nilsson. Pour le président du Comité économique et social européen (CESE), « décider du futur budget européen suppose une mise en pratique de la solidarité. Ce budget doit être intelligent, proactif et répondre aux exigences de l'Europe d'aujourd'hui. L'argent des contribuables doit être affecté à des priorités précises et à des projets visibles, qui comportent une valeur ajoutée à l'échelle de l'UE et répondent aux besoins et aux attentes des citoyens. C'est à juste titre que la proposition de budget pluriannuel de la Commission pour 2014-2020 met l'accent sur l'investissement et la croissance ». Staffan Nilsson (agriculteur suédois) rappelle que la non Europe a un coût, ajoutant qu' un euro investi à l'échelon de l'UE produit plus d'effets qu'un euro investi à l'échelon national. Mais se focaliser sur le montant du budget est une erreur: il conviendrait plutôt de se demander ce que le budget peut faire pour l'Europe, conclut-il. (G.B./I.L.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES
SUPPLÉMENT