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Bulletin Quotidien Europe N° 10402
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) sommet

Barroso, 1 milliard d'euros d'assistance supplémentaire est possible

Bruxelles, 21/06/2011 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne José Manuel Durão Barroso a suggéré, mardi 21 juin, de compléter le programme d'austérité grec avec une aide complémentaire d'1 milliard d'euros afin de permettre à la Grèce d'investir dans les secteurs porteurs de croissance. Notamment par le biais d'une absorption plus rapide et plus efficace des fonds structurels. « J'aimerais demander au Conseil européen de discuter de ce que nous pouvons faire pour épauler la Grèce, au-delà de ses efforts de consolidation budgétaire, afin d'améliorer la compétitivité », a-t-il déclaré. Il a estimé à « un milliard d'euros l'argent disponible ». Lundi soir à Bruxelles, le Premier ministre Georges Papandreou lui aurait fait part de son intérêt pour cette initiative. Une assistance technique pourrait aussi être souhaitable pour aider la Grèce à résoudre un déficit de « capacité administrative », a indiqué M. Barroso.

Le président de la Commission a espéré que le gouvernement remanié bénéficiera de la confiance du gouvernement grec (le vote étant programmé dans la nuit) et que les députés grecs approuveront, mardi 28 juin, les mesures additionnelles d'austérité de 28 milliards préconisées pour respecter les engagements budgétaires grecs à moyen terme. Cette étape est indispensable pour permettre le versement, début juillet, de la tranche d'aide de 12 milliards d'euros prévue dans le programme grec actuel (EUROPE n°10401). Faute de quoi, la Grèce fera défaut, risquant de déstabiliser l'ensemble de l'Eurozone. M. Barroso a lancé un appel « sincère et véhément » en faveur d'un consensus politique sur le programme modifié. Même si un soutien de l'opposition ne constitue pas une condition formelle au versement de l'aide, c'est une clé du succès du programme, a-t-il ajouté. Et de rejeter tout « plan B » qui passerait par une renégociation des termes du sauvetage.

Que dire aux Européens du Nord fatigués de payer pour la Grèce et aux Européens du Sud qui refusent de se serrer davantage la ceinture ? « Une crise majeure en Grèce sera une crise majeure en Europe », a prévenu M. Barroso. Selon lui, l'action des créanciers de la Grèce repose sur deux piliers: - « la solidarité » à travers laquelle une famille doit soutenir un de ses membres en difficulté ; - « la responsabilité » invoquée pour sauvegarder la stabilité de la zone euro. Une solution à la crise grecque passe donc par une consolidation des finances publiques, l'accélération des privatisations, la mise en œuvre des réformes structurelles. Et M. Barroso de souligner: « La leçon à la crise est qu'il nous faut plus d'Europe, pas moins d'Europe ». Quant à la répartition des coûts d'un deuxième sauvetage, il a plaidé pour une participation volontaire du secteur privé qui ne provoque pas un événement de crédit ni de défaut de la Grèce, le tout en accord avec la BCE. (M.B.)

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