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Bulletin Quotidien Europe N° 10397
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/maroc

Reprise des négociations sur les services fin juin

Bruxelles, 14/06/2011 (Agence Europe) - « Une nouvelle tentative pour relancer le processus de négociations entre le Maroc et l'Union européenne sur la libéralisation du commerce, des services et du droit d'établissement » aura lieu fin juin, écrit le journal marocain La Vie Économique lequel rappelle que ces pourparlers sont « au point mort depuis plus d'une année » et Rabat entend les « remettre sur les rails ».

« On a tout à gagner de l'ouverture du marché européen », affirme un responsable du Conseil national du commerce extérieur (CNCE) cité par le journal. Il précise que 12 secteurs sont concernés, des services financiers aux télécommunications, en passant par le transport, l'enseignement, l'informatique, le bâtiment, la comptabilité, l'enseignement ou la santé. « Pour les entreprises marocaines, c'est là un marché de 500 millions de consommateurs. Et les opportunités ne manquent pas, d'autant que les professionnels marocains jouissent d'un avantage de taille: la compétitivité grâce notamment aux prix. La proximité géographique fait le reste et rend possible une pénétration facile aux différents pays de l'UE pour les prestataires de services marocains ».

« Officieusement, on avance plusieurs points de discorde qui bloquent ce processus. Et chaque partie accuse l'autre d'être trop gourmande et de ne pas être disposée à faire des concessions », précise-t-il encore offrant le détail des pierres d'achoppement dont, souligne le média, la question cruciale du « mouvement des personnes physiques pour des séjours temporaires à caractère professionnel ». « La demande des Marocains pour l'ouverture du marché communautaire aux prestataires de services nationaux bute sur le refus des Européens d'assouplir les procédures d'octroi de visas » sans lesquels « la libéralisation de leurs activités n'aura aucun sens, cela sans parler du principe de réciprocité qui prévaut dans ce genre de conventions », souligne-t-on auprès du CNCE. C'est pourquoi les Marocains insistent sur cette disposition parce qu'à leur sens « elle est le cœur même de la libéralisation du commerce des services », souligne une source proche du dossier cité par La Vie Économique. (F.B.)

 

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