Bruxelles, 14/06/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté, en fin de semaine dernière, une proposition visant à prolonger jusque fin 2013 la dérogation temporaire qui permet l'intervention du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM) en faveur de travailleurs ayant perdu leur emploi à cause de la crise financière et économique. En temps normal, la mobilisation du FEM intervient après des licenciements ayant eu lieu dans des entreprises en raison de modifications de la structure du commerce mondial. Cette dérogation - pour le moment autorisée jusqu'au 30 décembre 2011- serait prolongée jusqu'au 31 décembre 2013, fin de la période d'application du règlement portant création du FEM. Cette proposition, motivée par le grand nombre de travailleurs gravement touchés par les conséquences de la crise actuelle, partout dans l'Union, « a pour but d'améliorer l'utilisation du FEM, avec des mesures d'aide à l'emploi destinées à ceux qui en ont le plus besoin », explique la Commission. La proposition est transmise pour adoption au Conseil des ministres de l'Union et au Parlement européen.
« L'Union européenne est bâtie sur la solidarité et nous apportons à ceux qui sont confrontés à des difficultés notre aide (…) pour faire face aux pertes d'emplois », a déclaré le commissaire à l'Emploi, László Andor.
Grâce à cette proposition, les États membres pourraient continuer de présenter des demandes d'aide du FEM pour les travailleurs qui perdent leur emploi en raison de la crise financière et économique, et de bénéficier d'un taux de cofinancement du FEM de 65 %.
Depuis le début des activités du FEM en janvier 2007, 77 demandes d'intervention ont été introduites, pour un montant total de quelque 353 millions d'euros, qui ont profité à plus de 75 000 travailleurs. Les secteurs qui ont fait l'objet de demandes sont les suivants: l'automobile (France, Espagne, Portugal, Pologne, Autriche, Allemagne, Suède et Belgique), le textile (Italie, Malte, Lituanie, Portugal, Espagne et Belgique), la téléphonie mobile (Finlande et Allemagne), l'électroménager (Italie), l'informatique et les produits électroniques (Irlande, Portugal et Pays-Bas), les chantiers navals (Danemark), l'industrie mécanique et électronique (Danemark, Pologne et Allemagne), la réparation et l'entretien d'avions et d'engins spatiaux (Irlande), la cristallerie (Irlande), la céramique et les pierres naturelles (Espagne), les services financiers (Pays-Bas), la construction (Pays-Bas, Italie, Irlande et Lituanie), la charpenterie et la menuiserie (Espagne), les équipements électriques (Lituanie), l'édition et l'imprimerie (Pays-Bas), l'ameublement (Lituanie), la chaussure (Portugal), le commerce de détail (République tchèque et Espagne) et le commerce de gros (Pays-Bas). (L.C.)