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Bulletin Quotidien Europe N° 10397
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/jai

Mme Malmström salue les 26 ans de Schengen

Bruxelles, 14/06/2011 (Agence Europe) - La commissaire européenne aux Affaires intérieures, Cécilia Malmström, a tenu à marquer, mardi 14 juin, le 26ème anniversaire de l'espace de libre circulation Schengen, à l'heure où celui-ci est soumis à des tensions et à des réflexions sur le renforcement de sa gouvernance, qu'il s'agisse des récentes tensions franco-italiennes, des « défaillances » de la Grèce ou de la décision du Danemark d'imposer des contrôles permanents à ses frontières avec la Suède et l'Allemagne.

Le 14 juin 1985, cinq pays signaient le premier accord de Schengen, en l'occurrence la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, la France et l'Allemagne. Après l'accord, c'est la convention de Schengen qui était signée en 1990. Elle est entrée en application en 1995. Aujourd'hui, Schengen réunit 25 pays membres (22 de l'UE et 3 pays associés - Suisse, Islande, Norvège), permettant à 400 millions d'Européens de voyager dans cet espace sans passeport et sans être soumis à des contrôles aux frontières. Chaque année,1,25 milliard de voyages « touristes » ont lieu dans cet espace Schengen, rappelle la commissaire dans un communiqué, soulignant à nouveau que la création de Schengen est l'une des réalisations les plus « tangibles » et les plus « populaires » de l'Union européenne.

Mme Malmström rappelle encore que, conformément aux préoccupations de certains États membres, cet espace doit être préservé, protégé et « amélioré » si nécessaire. C'est tout le sens de la discussion qui s'est ouverte début mai et est au centre d'une communication sur les migrations, à la suite des tensions franco-italiennes au sujet des migrants tunisiens arrivés à Lampedusa, auxquels les autorités italiennes avaient délivré des titres provisoires leur permettant de circuler dans Schengen, notamment en France.

La crainte d'une immigration massive avait alors conduit la France à demander à la Commission de se pencher sur un nouveau pilotage plus politique de l'espace Schengen ainsi que sur la possibilité de rétablir des contrôles aux frontières internes dans des cas exceptionnels.

Les ministres de l'Intérieur, réunis à Luxembourg jeudi 9 juin, ont mis cette demande par écrit et invité la Commission à avancer des propositions, notamment législatives, en ce sens. La Commission devrait toutefois attendre le Sommet européen du 24 juin et l'impulsion politique des 27 pour formuler ses initiatives.

« Les États membres ont la responsabilité de contrôler leurs frontières extérieures au nom des autres pays de Schengen », rappelle Mme Malmström dans son communiqué, ajoutant que les pays de Schengen doivent pouvoir se faire mutuellement confiance et que la Commission travaille en ce sens. (S.P.)

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