Bruxelles, 30/05/2011 (Agence Europe) - En adoptant le 25 mai le rapport de Rodi Kratsa-Tsagaropoulou (PPE, grecque) sur les femmes et la direction des entreprises, la commission des droits de la femme et de l'égalité des genres du Parlement européen invite la Commission à établir « une feuille de route pour la fixation des objectifs spécifiques, mesurables, appropriés, réalistes et situés dans le temps, à atteindre pour arriver à une représentation équilibrée ». Les députés prônent également des études de cas et l'échange de bonnes pratiques ainsi qu'une attitude plus proactive. Le rapport devrait être adopté en session plénière de juillet.
Devant la commission parlementaire, Rodi Kratsa-Tsagaropoulou a souligné qu'actuellement 10% des membres des conseils d'administration des plus grandes sociétés cotées en Bourse dans l'UE sont des femmes, contre 60% des diplômés du supérieur. La proportion de femmes aux postes de dirigeants des grandes entreprises est très faible. Au rythme actuel, il faudra 50 ans pour que 40% des membres des conseils d'administration des grandes entreprises européennes soient composés de femmes, a noté la députée européenne. La situation varie toutefois d'un État membre à l'autre et tous les pays n'avancent pas au même rythme, a constaté Rodi Kratsa-Tsagaropoulou en appelant à « un engagement de concert avec la Commission européenne pour une approche suffisamment homogène ».
Quelques chiffres sur les quotas. En France, les femmes sont passées de 7,6% à 11,9% des dirigeants d'entreprises en 2010. En Espagne, le nombre de femmes dans les conseils d'administration est passé de 6,6% à 11% pour la même période.
D'ici 2015, les entreprises de plus de 500 employés et avec un chiffre d'affaires de plus de 50 millions d'euros en France et en Espagne seront tenues d'avoir 40% de femmes dans leur conseil d'administration. En Belgique et en Italie, on réfléchit toujours à des mesures similaires. (G.B.)