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Bulletin Quotidien Europe N° 10389
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/nuclÉaire

L'Allemagne programme sa sortie de l'atome

Bruxelles, 30/05/2011 (Agence Europe) - Dans les traces de la Suisse, qui vient d'annoncer sa sortie progressive du nucléaire d'ici 2034, l'Allemagne a précisé ce week-end les modalités pour l'arrêt définitif de ses 17 réacteurs. Le nucléaire garde toutefois un bel avenir à moyen terme en Europe.

L'accident survenu le 11 mars à la centrale nippone de Fukushima Daiichi aura finalement eu raison des intentions de Berlin de rallonger la durée de vie des centrales nucléaires allemandes, un souhait défendu il y a encore moins d'un an par la chancelière Angela Merkel. La décision du gouvernement allemand, le 29 mai, de fermer en 2022 ses trois derniers réacteurs nucléaires, confirme donc un calendrier adopté en 2000. D'ici là, une fois obtenu le feu vert du Bundestag, l'Allemagne ordonnera, dans une première étape, la fermeture de ses huit réacteurs les plus anciens puis, dans une deuxième étape, l'arrêt de six autres réacteurs d'ici 2021.

De son côté, la Suisse qui, avant Fukushima, envisageait la construction de trois nouveaux réacteurs, a vu le 25 mai son Conseil fédéral recommander au parlement helvétique de ne pas remplacer, au terme de leur durée d'exploitation, ses cinq réacteurs, en vue d'une sortie progressive du nucléaire d'ici 2034.

Quelques semaines auparavant, l'Italie, sortie une première fois du nucléaire en 1987, marquait le 19 avril un coup d'arrêt à son programme de retour au nucléaire.

Si le choix du recours à l'atome fait aussi débat en Belgique, avec une sortie envisagée pour 2025, ainsi qu'en Espagne, avec la fermeture des réacteurs arrivant en fin de terme, l'énergie nucléaire conserve un bel avenir à moyen terme dans une Europe où six nouveaux réacteurs sont en construction - 2 en Bulgarie et en Slovaquie, un en Finlande et en France - et 24 sont en projets - 8 au Royaume-Uni, 4 en Pologne, 2 en Finlande, en Lituanie, en République tchèque et en Roumanie, un en France, aux Pays-Bas, en Slovaquie et en Slovénie. De son côté, la Suède prévoit la construction de nouveaux réacteurs pour remplacer les anciens.

À l'heure actuelle, quatorze États membres de l'UE recourent à l'atome, et hébergent 143 réacteurs: France (58 réacteurs), Royaume-Uni (19), Allemagne (17), Suède (10), Espagne (8), Belgique (7), République tchèque (6), Finlande, Hongrie et Slovaquie (4), Bulgarie et Roumanie (2) Pays-Bas et Slovénie (1). Notons que, hors UE, la Russie héberge 32 réacteurs, l'Ukraine 15 et l'Arménie un. (E.H.)

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