Bruxelles, 30/05/2011 (Agence Europe) - Après plusieurs jours de trêve, environ 1 450 migrants, en grande partie des réfugiés arrivant de Libye, ont débarqué entre vendredi et samedi soir sur l'île italienne de Lampedusa, relate l'AFP, citant des garde-côtes et la police douanière. Quelque 609 personnes, dont 41 femmes et sept enfants, ont été récupérées par des vedettes au sud de Lampedusa alors qu'elles se trouvaient sur un bateau dont le gouvernail était cassé. Un total de 138 autres migrants ont par ailleurs été secourus par des bateaux de la capitainerie du port et de la police. Dans la nuit de samedi à dimanche, les garde-côtes italiens sont également venus en aide à un bateau transportant 210 personnes réfugiées, poursuit l'AFP, suscitant au passage la colère du ministre de l'Intérieur italien, Roberto Maroni, qui a dénoncé l'inaction de Malte et affirmé que le sauvetage de ces personnes était du ressort de Malte. M. Maroni a déploré le fait qu'« une fois de plus » Malte ne soit pas intervenue et indiqué qu'il s'était plaint de cette situation auprès de la commissaire européenne compétente, Cécilia Malmström, pour demander « que soient respectés les compétences et le devoir d'intervention de tous les États membres dans leur zone d'assistance maritime ». Lundi 30 mai, le porte-parole de la commissaire suédoise, Marcin Grabiec, a tenu d'abord à saluer les actions de sauvetage de la part des autorités italiennes, en particulier dans des conditions qui font que les garde-côtes italiens « risquent leur vie presque chaque jour ». Refusant de commenter davantage à ce stade la querelle entre Rome et Malte et indiquant que la priorité doit rester « le sauvetage de vies humaines », le porte-parole a néanmoins appelé les États membres à se « coordonner et à coopérer » entre eux lors de ces opérations en se conformant au « droit maritime ». M. Grabiec a également indiqué que la Commission se tenait « prête à faciliter les discussions (entre Rome et Malte, NdlR) si nécessaire ». (S. P.)