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Bulletin Quotidien Europe N° 10389
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/grÈce

Guerre des nerfs avant le rapport des créanciers

Bruxelles, 30/05/2011 (Agence Europe) - La tension est à son comble entre la Grèce et ses créanciers internationaux, à quelques jours de la remise du rapport de 'la troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) sur la capacité du pays à tenir ses engagements budgétaires et sur le caractère soutenable de la dette publique grecque. Le ministre grec des Finances Georges Papaconstantinou a déclaré, dimanche 29 mai, avoir « toutes les raisons de croire » que les négociations avec 'la troïka' aboutiront à la conclusion que la tranche d'aide de 12 milliards d'euros pourra être versée. Le même jour, des milliers de manifestants étaient rassemblés à Athènes pour exprimer leur exaspération vis-à-vis de la classe politique et des créanciers de la Grèce.

Les Européens maintiennent une pression maximale sur les autorités grecques afin qu'elles adoptent de nouvelles mesures d'austérité et accélèrent leur programme de privatisation afin de respecter les engagements budgétaires de 2011 (réduction du déficit public de 10,5% à 7,5% par rapport au PIB). Olli Rehn a qualifié la situation de « très sérieuse », rapporte le magazine Der Spiegel. Selon le commissaire chargé des Affaires économiques et monétaires, les Européens posent « les mêmes conditions que le FMI » avant de contribuer à l'aide internationale à la Grèce. L'organisation internationale, qui doit verser en juin plus de 3 milliards d'euros sur les 12 milliards en jeu, veut d'abord être certaine que la Grèce dispose de la surface financière suffisante dans l'année suivant le paiement de l'aide. Et l'hebdomadaire allemand a jeté de l'huile sur le feu en affirmant que le rapport de 'la troïka' contenait des données « alarmantes ». En 2010, la Grèce aurait en effet été incapable de respecter ses engagements budgétaires dans le cadre de son programme d'austérité. Ces affirmations n'ont « aucun fondement dans la réalité » car le rapport n'existe pas, a rétorqué M. Papaconstantinou. En fin de semaine dernière, les principaux partis grecs ont échoué à dégager un consensus sur les grandes lignes du programme d'austérité. (M.B.)

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