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Bulletin Quotidien Europe N° 10387
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/onu/climat

Passer maintenant de 20% à 30% pour l'objectif 2020, un must

Bruxelles, 26/05/2011 (Agence Europe) - La commission de l'environnement du Parlement européen persiste et signe: c'est 30% de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2020 que l'UE doit viser dès à présent, en choisissant la fourchette haute de l'offre qu'elle a mise sur la table dans les négociations climatiques onusiennes. En adoptant, mardi 24 mai, le rapport de Bas Eickhout (Verts, néerlandais), les membres de la commission que préside Jo Leinen (S&D, allemand) n'ont fait que réitérer à la majorité (44 voix pour, 14 contre, une abstention) leur conviction qu'agir résolument contre le changement climatique est bon pour le climat et bon pour l'économie. Ils réitèrent aussi leur appel aux gouvernements des États membres à soutenir le passage de l'objectif européen de 20% à 30%.

« Ce vote adresse, au moment opportun, un signal important aux gouvernements européens pour qu'ils augmentent leur objectif non seulement pour s'attaquer à la crise climatique mais pour booster l'économie et l'innovation. Différentes études ont souligné que l'objectif actuel de l'UE portant sur une réduction de 20% des émissions est totalement obsolète. C'est une barrière puissante à des efforts proactifs de réduction des émissions et d'investissements dans les technologies vertes, donc une barrière à la création d'emplois », a déclaré le rapporteur. Celui-ci est convaincu, qu'au contraire, « passer à un objectif de 30% créera des millions d'emplois supplémentaires, stimulera les recettes publiques tout en apportant des bénéfices majeurs aux citoyens en termes de santé publique ». Sans compter que « l'inertie » actuelle de l'UE concernant son objectif 2020, constitue, selon lui, « une pierre d'achoppement dans les négociations internationales ». Il fait valoir que des pays tiers ont pris des engagements pour des actions plus ambitieuses que l'UE et que le refus de l'UE d'accroître son offre place les Européens « à la traîne de la diplomatie climatique internationale ».

Ce vote de la commission de l'environnement a été salué par la CIDSE (les ONG de développement catholiques) qui presse les États membres de s'entendre sur un rehaussement collectif de l'objectif de l'UE lors du Conseil Environnement du 17 juin. « Nous savons qu'agir pour réaliser des réductions d'émissions plus ambitieuses, c'est la chose à faire pour les populations et pour la planète, et que c'est bon pour l'économie aussi. Les gouvernements devraient le reconnaître », estime Bernd Nilles, secrétaire général de la CIDSE. (A.N.)

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