Bruxelles, 26/05/2011 (Agence Europe) - L'idée d'un « plan B » pour sauver ce qui peut l'être d'ici la fin de l'année des laborieuses négociations commerciales multilatérales du round de Doha à l'OMC gagne du terrain, parmi les négociateurs comme les organisations internationales. Réunis le 19 mai à Big Sky (États-Unis), les ministres du Commerce des 22 pays membres du forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) ont convenu, selon le représentant américain Ron Kirk, de travailler d'ici la fin de l'année sur la meilleure façon de sauver un accord. « À mon avis, sans renoncer à notre engagement de conclure le round, nous devons entamer une discussion sans concession sur ce qui peut être fait. Nous devons examiner quelles sont les nouvelles étapes que nous pouvons franchir pour trouver une voie plus productive et, si nous trouvons cette voie, l'emprunter aussi rapidement que possible », a estimé M. Kirk. De leur côté, l'OMC, l'OCDE et la CNUCED qui, dans leur rapport du 24 mai sur le protectionnisme des pays du G20, constatent le blocage actuel des négociations sur la question des tarifs industriels, soulignent que « les différences d'ambition empêchent en fait de progresser aujourd'hui et remettent en question la conclusion du round en 2011 (…). Il est temps de commencer à chercher une voie qui préserve les objectifs et valeurs du mandat de Doha et bénéficie à tous les membres d'ici la 8ème conférence ministérielle de l'OMC en décembre 2011 ». (E.H.)