Bruxelles, 26/05/2011 (Agence Europe) - Réunis en sommet sous présidence française à Deauville, les 26 et 27 mai, les dirigeants du G8 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie), qui réunit plusieurs des puissances nucléaires du monde, devraient afficher leur solidarité à l'égard du Japon après la catastrophe de Fukushima Daiichi et confirmer la nécessité de mesures de sûreté accrues pour les centrales. Leur déclaration finale devrait encourager les pays hébergeant des centrales à mener des audits comme l'Europe s'apprête à le faire via les tests de résistance (stress tests) et la communauté internationale à se doter du plus haut niveau de sûreté possible. Le G8 n'entrera pas dans les détails, renvoyant à la réunion des 7 et 8 à Paris des autorités nationales de sûreté des pays du G20 dotés du nucléaire civil puis à la conférence ministérielle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) du 20 au 24 juin à Vienne.
Représentée par les présidents Herman Van Rompuy (Conseil européen) et José Manuel Barroso (Commission européenne), l'UE devrait promouvoir à la table du G8 l'adoption à l'échelle mondiale des normes de sûreté les plus élevées possible, a expliqué jeudi matin de chef de l'exécutif européen, ce qui implique, selon lui, la conduite de stress tests « complets et ambitieux ». « Le nucléaire est une question globale. Nous voulons que les tests de résistance nucléaire soient conduits au-delà de l'Europe », a insisté M. Barroso, dans un message à peine voilé, adressé à la Russie voisine. Le président de la Commission a par ailleurs annoncé qu'il militera après le sommet pour des normes internationales de sûreté plus robustes, via la révision de la Convention sur la sûreté nucléaire. Enfin, M. Barroso a dit espérer que les pays qui ne l'ont pas encore fait annonceront leur soutien financier pour l'achèvement d'ici 2015 des travaux de sécurisation du site de Tchernobyl, le chef de l'exécutif européen promettant, dans cette attente, un supplément de 20 millions d'euros à l'enveloppe de 110 millions promise le 19 avril dernier. (E.H.)