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Bulletin Quotidien Europe N° 10358
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/tÉlÉcoms

Le service universel à l'ère numérique

Bruxelles, 13/04/2011 (Agence Europe) - L'Europe aurait beaucoup à gagner si une approche commune en matière de services universels et de numéro d'urgence européen 112 était adoptée, mais il reste des questions clés à résoudre avant d'y parvenir, ont estimé les participants à une audition sur le sujet, présidée par la députée Sylvana Rapti (S&D, grecque) et organisée le 11 avril dernier. Prévues au départ pour les lignes fixes, les obligations de service universel doivent à présent évoluer pour rester en adéquation avec les nouvelles technologies et les objectifs fixés par la stratégie numérique et donc concerner aussi les services mobiles, selon le professeur Alexandre De Streel de l'Université de Namur. Pour le professeur Sokratis Katsikas (Université du Pirée), les obligations de services universels sont une incitation au développement de la large bande mais ce développement a un coût qui peut peser sur les épaules des consommateurs. Pour Remko Bos de la nouvelle autorité des télécoms BEREC, une stratégie unique en matière d'obligations de services universels et d'élargissement de la large bande n'est pas recommandée car cela créerait des coûts supplémentaires et pourrait engendrer des distorsions de concurrence. Il faut de la flexibilité mais avec de sérieux garde-fous. Enfin, pour Lorelien Hoet de l'Etno, l'association regroupant les opérateurs historiques, il ne faut pas lier les obligations de services universels et la stratégie universelle de la large bande. La politique européenne en matière de spectre radio est une meilleure base, la large bande mobile étant une solution bien plus rentable que les lignes fixes. D'autres questions ont été posées à propos des obligations de services universels pour les personnes handicapées (elles doivent y avoir accès sur une base d'égalité) et dans les régions isolées (le marché seul ne peut régler la difficulté d'accès à la large bande dans ces zones).

Le problème à propos du numéro d'urgence européen 112, qui relève de la directive « Service universel » stipulant que les États membres doivent assurer un service efficace et rapide en cas d'appel au 112, est que celui-ci n'est toujours connu que par 26% des Européens, ont souligné Vesa Terava, chef d'unité à la DG société de l'information de la Commission européenne et Demetrios Pyrros, président du comité consultatif de l'EENA (European Emergency Number Association). Jean-Jacques Sahel, spécialiste chez Skype, le spécialiste des communications téléphoniques sur Internet, a regretté pour sa part que le 112 ne puisse être offert par Skype, en raison d'un manque de volonté des opérateurs télécoms. (I.L.)

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