Bruxelles, 07/04/2011 (Agence Europe) - Les ministres de la Santé européens, réunis à Gödöllö les 4 et 5 avril derniers pour une réunion informelle, ont évoqué la nécessité de davantage de coopération européenne dans le domaine de la santé. Miklós Réthelyi, ministre des Ressources nationales, a fait valoir que les États membres devraient faire face à des défis « qui requièrent le développement et le renforcement de notre coopération ». Le ministre de la Santé, Miklós Szócska, a confirmé pour sa part que la migration du personnel médical dans certains États membres posait un véritable problème en matière de qualité de soins et que seule une coopération européenne renforcée peut freiner cette migration. Le problème central est la différence de salaires, jusqu'à six fois supérieurs à l'ouest par rapport à l'est de l'Union européenne, qui provoque dans certains États un exode des professionnels de la santé alors qu'il y a, de manière générale, un manque criant de professionnels (un million de personnes, selon M. Szócska). Avec pour conséquence une dégradation des soins de santé dans les pays désertés par les médecins. Selon M. Szócska, c'est ensemble que les États membres doivent trouver une solution, et « s'accorder sur ces programmes d'échange éthiques », dans le droit fil du Livre vert publié en 2008 par la Commission européenne.
Les États membres ont confirmé l'importance d'un échange continu d'informations entre eux pour suivre la migration des professionnels dans tous les pays et plusieurs ont proposé de mettre en place un système de collecte de données. En matière de formation des professionnels, les États membres estiment qu'il faudrait un consensus afin d'assurer que l'Europe dispose d'un nombre suffisant de personnel formé de manière adéquate. La durabilité des soins de santé a également été au sein des discussions, dans l'objectif de dresser des perspectives stratégiques. Dans le cadre du vieillissement de la population, plusieurs États membres ont proposé une transformation radicale des systèmes de soins de santé. Le commissaire chargé de la santé John Dalli a confirmé de son côté que « la demande de soins de santé ne cesse de croître alors qu'il y a de moins en moins de personnel ». Selon lui, des directives européennes doivent être élaborées afin de mettre au point des solutions. Le commissaire a insisté sur l'importance de l'échange d'informations et souligné l'importance des programmes de recherche tels que le projet Health PROMeTHEUS qui cartographie la migration des professionnels de la santé. M. Dalli a aussi parlé de la formation du personnel médical et d'un manque de fonds pour faire face aux problèmes, raison pour laquelle l'augmentation de l'efficacité est importante. (I.L.)