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Bulletin Quotidien Europe N° 10351
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/irlande

Klaus Regling, ne pas faire participer les créanciers protégés

Bruxelles, 04/04/2011 (Agence Europe) - Le directeur de la Facilité EFSF Klaus Regling rejette l'idée de faire participer les créanciers privés protégés aux coûts de la crise du système bancaire irlandais. « Ce serait une mesure particulièrement drastique, qui n'est pas en ligne avec l'approche que nous essayons de mettre en œuvre », a-t-il déclaré la semaine dernière à quatre journaux européens. Cette hypothèse consisterait à revenir rétroactivement sur « une obligation légale », les détenteurs de dette 'senior' bénéficiant du même statut que les épargnants privés dont les dépôts sont totalement garantis par l'État. Et de rappeler que, avec la nationalisation de banques irlandaises, « certains détenteurs de dette non garantie ont presque tout perdu ». M. Regling considère aussi que l'application en Irlande du programme d'austérité, contrepartie à l'aide financière internationale reçue, remettra la situation budgétaire et économique du pays sur une trajectoire « durable ».

Quatre banques irlandaises nécessitent des capitaux additionnels à hauteur de 24 milliards d'euros, portant ainsi la facture de la crise bancaire à 70 milliards d'euros (45% du PIB national) (EUROPE n°10350). En parallèle, le gouvernement irlandais a annoncé une restructuration d'ampleur du paysage bancaire national. Butant contre l'hostilité de la Banque centrale européenne, il peine à faire supporter les coûts de la crise bancaire aux créanciers privés, notamment les plus protégés. Gardant un moyen de pression sur Dublin, la BCE n'a pas encore annoncé la création d'une ligne de financement aux banques en difficulté.

Malgré les difficultés que rencontrent la Grèce, l'Irlande et le Portugal, le patron du fonds européen de sauvetage estime que la monnaie unique n'est plus remise en question. « La stratégie adoptée pour préserver la stabilité financière dans la zone euro fonctionne. Cela ne veut pas dire que tous les problèmes sont résolus, mais de façon générale, l'euro n'est plus remis en cause. Nous faisons face à une situation difficile dans trois pays, une situation très différente d'il y a six ou neuf mois », a-t-il indiqué. Sur la Grèce, M. Regling salue les actions « courageuses » prises et qui devront s'étaler sur plusieurs années. Quant au Portugal, qui « se démène en interne à propos de l'idée de demander ou pas une aide », il revient aux autorités portugaises de décider, la Facilité EFSF se tenant prête à intervenir le cas échéant. (M.B.)

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