Bruxelles, 04/04/2011 (Agence Europe) - Réuni en plénière à Bruxelles le 31 mars et le 1er avril, le Comité des régions (CdR) a détaillé ses propositions sur la réforme des aides régionales de l'UE et du Fonds social européen (FSE).
En adoptant l'avis de Michel Delebarre (PSE, français), maire de Dunkerque, sur le 5ème rapport sur la cohésion, les membres du Comité: - se sont félicités des progrès accomplis en matière de réduction des écarts économiques entre les régions ; - ont toutefois souligné que de grandes disparités subsistent. Et pour atténuer ces disparités, il faut doter la future politique de cohésion des moyens adéquats. Ces efforts doivent être fondés sur les besoins des régions et des villes en matière de développement et ne devraient pas servir uniquement à poursuivre les objectifs de la stratégie UE 2020 ; - ont mis en garde contre l'idée d'établir un lien entre les fonds disponibles et un petite nombre de priorités imposées ; - ont plaidé pour que la politique de cohésion couvre l'ensemble des régions européennes, tout en se concentrant sur les moins développées ; - suggèrent d'envisager la création d'une nouvelle catégorie de financement « intermédiaire » pour les régions dont le PIB se situe entre 75% et 90% de la moyenne européenne, ceci afin de permettre un soutien plus ciblé ; - demandent une augmentation du budget de cette politique ainsi qu'un renforcement de l'assistance technique en faveur de la coopération territoriale entre collectivités locales et territoriales ; - sont fermement opposés à la « conditionnalité externe » pour les fonds structurels (gel de l'aide régionale aux États membres qui enfreignent les règles de l'UE en matière de déficits budgétaires) et insistent sur une simplification accrue.
En adoptant l'avis de Catiuscia Marini (PSE, italienne), présidente de la région Ombrie, sur l'avenir du Fonds social européen (FSE), les membres du Comité des régions ont: - estimé que les projets financés par ce fonds doivent être rendus plus visibles ; - mis en exergue la valeur ajoutée de ce fonds ; - relevé que son caractère pluriannuel offre aux communautés locales et aux porteurs de projets la stabilité dont ils ont besoin ; - souligné que ses règles de fonctionnement sont plus souples que de nombreux programmes nationaux, ce qui facilite la mise sur pied de projets de formation et dans le domaine social ; - estimé que le FSE à venir doit davantage concentrer ses efforts sur les priorités horizontales telles que l'inclusion sociale et la lutte contre les discriminations liées au sexe et à l'âge, en protégeant les groupes défavorisés tels que les personnes handicapées, les migrants et les communautés roms. (G.B.)