Bruxelles, 30/03/2011 (Agence Europe) - L'avenir des réserves d'eau européennes - un bien commun qui se raréfie - ne peut être assuré qu'au moyen d'une approche intégrée mobilisant les différentes politiques de l'Union européenne en faveur de la protection des eaux. Forts de ce constat, les ministres de l'Environnement des 27 réuni à Gödöllo en Conseil informel (EUROPE n°10344) appellent à la mise en oeuvre d'une politique intégrée de l'eau qui définisse des objectifs aussi bien à moyen qu'à court terme, et réponde aux nouveaux défis, au premier rang desquels, le changement climatique.
Ce débat sur un thème cher à la Présidence hongroise pose les premiers jalons d'une contribution ministérielle au rapport général de politique sectorielle de la Commission européenne sur un « Programme destiné à sauvegarder les eaux européennes », attendu en 2012, comme le prescrit la directive cadre ». Les conclusions formelles sur la gestion durable des eaux, que la présidence hongroise s'efforcera de faire adopter, en juin, constitueront la contribution formelle du Conseil Environnement à ce tournant dans la politique européenne de l'eau.
L'échange de vues des ministres s'est concentré sur le rôle que peut jouer l'eau dans d'autres politiques de l'Union, sur les difficultés jalonnant l'exercice d'intégration de la politique de l'eau dans les autres politiques et sur les possibilités d'une meilleure utilisation des ressources financières disponibles en faveur du secteur de l'eau dans le cadre des budgets pluriannuels.
Conscient de la multiplicité croissante des phénomènes hydrologiques extrêmes (crues, inondations, sècheresses) en raison des conditions météorologiques extrêmes, les 27 ont estimé qu'il convient de s'y préparer par un recours à des solutions écologiques et non par un investissement dans les infrastructures. Selon eux, un changement de paradigme est en outre nécessaire: il faut accepter que les crues font partie de la nature, et plutôt que de les combattre, il convient de s'y adapter.
Les ministres sont d'avis que la politique de l'eau requiert une politique agricole commune plus écologique et prônent un renforcement des objectifs environnementaux de la PAC. Plusieurs ministres ont souligné qu'une politique intégrée de l'eau exigeait une collaboration interétatique au sein de l'Union.
Les 27 ont en outre estimé que les aspects de gestion de l'eau doivent être présents dans la coopération au développement de l'Union. En marge du Conseil informel, Mercedes Bresso, présidente du Comité des Régions, a souligné l'importance d'impliquer les autorités locales et régionales dans les programmes de développement durable, et en particulier dans la gestion durable de l'eau. (A.N.)