Bruxelles, 30/03/2011 (Agence Europe) - Ministres des Finances, banquiers centraux et experts académiques du G20 débattront, jeudi 31 mars, de la réforme du système monétaire international lors d'un séminaire organisé dans la ville chinoise de Nanjing conjointement par la Chine et la France. Le commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn y représentera la Commission européenne.
Actuellement à la tête du G20 (EUROPE n°10300), le président français Nicolas Sarkozy, qui ouvrira les débats, rappellera qu'une telle réforme ne visera pas à revenir à un système de change fixe ni à remettre en cause le rôle prépondérant du dollar, mais plutôt à reconnaître le rôle accru de Pékin sur la scène financière internationale. Pourquoi pas à travers la participation du yuan au panier de monnaies qui composent les DTS, unité de compte du Fonds monétaire international.
Les autorités chinoises ne sont pas hostiles à une telle évolution, surtout symbolique selon les observateurs. Davantage préoccupées par les flux de capitaux à la recherche de rendements rapides sur le territoire chinois, elles s'opposent à ce que le sujet qui fâche - à savoir la faiblesse du yuan - soit inscrit à l'ordre du jour du séminaire de Nanjing. Lors du dernier G20 « Finances » à Paris, la Chine avait aussi refusé que les taux de change effectifs et les réserves de change figurent sur la liste d'indicateurs devant servir à analyser les déséquilibres macro-économiques internationaux (EUROPE n°10320). (M.B.)