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Bulletin Quotidien Europe N° 10346
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/libye

L'OTAN en charge de la mise en oeuvre de la résolution 1973

Bruxelles, 28/03/2011 (Agence Europe) - Plusieurs pays membres de l'UE jusqu'ici réticents à participer à l'intervention militaire en cours en Libye - Suède, Pays-Bas, Bulgarie, Roumanie, les trois pays baltes - pourraient maintenant s'y rallier après que l'OTAN a pris le contrôle et la responsabilité de l'ensemble de l'opération. Le Conseil de l'Atlantique du Nord (NAC) a en effet donné son feu vert, dimanche 27 mars, à l'extension de l'opération Unified Protector qui couvre désormais la mise en œuvre de l'ensemble de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU, y compris la protection de la population civile libyenne (jusqu'ici, le mandat de l'OTAN était limité au contrôle de l'embargo sur les armes et de la zone d'exclusion aérienne). « Les Alliés ont décidé de prendre la responsabilité de l'ensemble de l'opération militaire en Libye », se félicite le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, dans un communiqué publié le 27 mars. « Notre objectif est de protéger les civils et les zones habitées par les civils sous la menace des attaques du régime de Kadhafi (…) L'OTAN va mettre en œuvre tous les aspects de la résolution des Nations unies. Ni plus, ni moins », souligne M. Rasmussen. Jusqu'à présent, l'intervention était menée par des avions appartenant aux pays de la coalition internationale (France, Royaume-Uni, États-Unis, Italie, Belgique, Danemark, Canada, Espagne - la Grèce a fourni des bases militaires mais n'a pas pris part elle-même aux opérations aériennes). Après le transfert du commandement à l'OTAN, les Pays-Bas et la Roumanie ont déjà annoncé qu'ils participeront à l'opération, les premiers avec des avions F-16 et un chasseur de mines, le deuxième avec une frégate. La Suède serait également prête à déployer six à huit avions de combat Gripen pour une durée maximale de dix jours. Les trois pays baltes (Estonie, Lituanie, Lettonie), faute de capacités aériennes, seraient prêts à contribuer à l'opération en déployant du personnel technique. La Bulgarie et la Hongrie seraient également disposées à contribuer à des activités d'aide humanitaire dans le cadre de l'OTAN.

Pour Paris, l'OTAN n'est pas en charge du « pilotage politique ». Entre-temps, la France a souligné que, même si l'OTAN a pris en main les opérations militaires en Libye, le « pilotage politique » reste entre les mains du Groupe de contact qui réunit tous les pays participants, y compris ceux qui ne sont pas membres de l'OTAN. « Le pilotage politique de l'opération (en Libye), ce n'est pas l'OTAN (mais le) Groupe de contact » dont Paris a pris l'initiative avec le Royaume-Uni « d'inviter, mardi 29 mars, à Londres (...) l'ensemble des pays participants à l'ensemble de l'opération plus l'Union africaine, la Ligue arabe, et tous les pays européens qui voudront s'y associer », a expliqué un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères lundi 28 mars à Paris. Il entendait ainsi « bien clarifier les choses ». (A.By./H.B./F.B.)

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