Bruxelles, 28/03/2011 (Agence Europe) - Kristalina Georgieva, commissaire européenne à la Coopération internationale, l'Aide humanitaire et la Réponse aux crises, est rentrée de sa mission au Japon (EUROPE n°10343), impressionnée par l'ampleur d'une « triple catastrophe sans précédent ». Elle se dit toutefois confiante que « le Japon réussira à se relever et en sortira plus fort », et satisfaite de l'acheminement de l'aide d'urgence coordonnée de l'UE, qu'il s'agisse des biens en nature ou des 15 milllions d'euros d'aide financière (10 de la Commission, 5 des États membres. « Vingt États membres se sont manifestés. Nous sommes en train de déployer la première cargaison de 70 tonnes de biens en nature fournis par les Pays-Bas, le Danemark et la Lituanie (72 tentes, des matelas, des sacs de couchage, etc). Et nous sommes sur le point d'acheminer la deuxième cargaison. Des couvertures arrivent aujourd'hui de Francfort », a déclaré la commissaire, lundi 28 mars à la presse à Bruxelles. Le jour de son arrivée à Tokyo, jeudi 24 mars, un avion français atterrissait avec 1 500 tonnes de matériel (pour assainir l'eau et surveiller la radioactivité). L'aide de l'UE continuera de se concentrer sur la fourniture d'alimentation, de matelas, de couvertures, d'équipements pour assainir l'eau et de dosimètres, a indiqué Mme Georgieva, mais il conviendra de l'ajuster « aux besoins qui évoluent au jour le jour ».
Les autorités japonaises ont établi 1900 abris provisoires pour héberger les personnes sinistrées et celles évacuées dans un rayon de 20 km autour de la centrale de Fukushima. Le dégagement des voies et la construction de logements provisoires pour libérer les établissements scolaires sont les priorités. La commissaire s'est rendue dans la préfecture d'Irabaraki, « à Kita Ibaraki, une ville portuaire réduite à néant » où elle a visité un abri de 6 000 personnes (dont des personnes âgées) hébergées dans une école. « Nous avons pu constater que l'aide était acheminée au niveau local », a-t-elle dit. À Tuskuba, dans les terres, elle a visité un refuge abritant quelque 300 personnes - des familles et des enfants - évacués de la zone d'exclusion de Fukushima. « Ces personnes nous ont dit qu'elles aimeraient rentrer chez elles, mais elles sont très inquiètes à cause de la radioactivité très élevée », a précisé la commissaire, rassurée que les dosimètres de son équipe technique aient révélé « des taux de radiation inférieurs à la norme réglementaire ». (A.N.)