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Bulletin Quotidien Europe N° 10330
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/transport

La conférence de Budapest s'attaque aux retards des avions

Bruxelles, 07/03/2011 (Agence Europe) - L'industrie aérienne risque de perdre au moins 800 millions d'euros et les passagers de subir des perturbations du trafic plus importantes qu'au cours de l'année écoulée à cause des retards des avions attendus pour cet été, selon les estimations de la Commission européenne présentées à la conférence de haut niveau sur la mise en œuvre du Ciel unique européen, à Budapest, les 3 et 4 mars. La question des retards a dominé les discussions de cette conférence organisée pour discuter des mesures nécessaires pour réformer le système européen de gestion du trafic aérien en Europe. Pour prévenir ces retards, les représentants du secteur réunis dans la capitale hongroise ont notamment souhaité l'établissement le plus rapide possible d'un groupe européen des contrôleurs aériens et l'activation, dans les plus brefs délais, du gestionnaire unique du réseau aérien en Europe. L'ensemble des mesures visant à améliorer la gestion du trafic aérien ont été reprises dans la « Charte de Budapest » adoptée à l'issue de la conférence.

Les raisons de cette situation sont avant tout à rechercher dans une pénurie des contrôleurs aériens dans certains États membres due à des retards dans la mise en œuvre de la législation européenne en la matière: le nombre de contrôleurs employés serait insuffisant pour faire face au trafic aérien grandissant. À ce stade, la Commission européenne prévoit pour l'été 2011 un retard de 1,8 minute par avion. Ceci signifie que sur 9,6 millions de vols en Europe, 250 000 environ auraient un retard en moyenne de 30 minutes et plus. 25 millions de passagers arriveraient en retard de plus de 20 minutes et un vol sur quatre aurait un retard dépassant un quart d'heure. Le trafic vers le sud-est de l'Europe (le trafic traversant l'Allemagne vers Chypre, Malte ou la Grèce) serait le plus lourdement touché. Au total, tous ces retards coûteraient à l'industrie au moins 800 millions d'euros, sans prendre en compte d'autres facteurs à l'origine des retards (conditions météorologiques, grèves).

La charte adoptée à Budapest plaide ainsi en faveur de l'accélération de la mise en œuvre du concept de mobilité des contrôleurs, bloqué actuellement par les syndicats. Il s'agirait, selon les experts, de mettre en commun un groupe de contrôleurs aériens, qui seraient en mesure de venir au secours des États qui n'en ont pas assez. La charte prévoit aussi d'activer, avant la décision formelle de la Commission prévue pour le mois de mai, le gestionnaire unique du réseau aérien européen, de développer la coopération entre les blocs fonctionnels de l'espace aérien (FAB) et les pays tiers et de standardiser les systèmes de gestion du trafic aérien, notamment en regroupant, au niveau européen, les achats de matériel. (A.By.)

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