Bruxelles, 02/03/2011 (Agence Europe) - Alain Cadec (PPE, français), vice-président de la commission de la pêche du Parlement européen, a rappelé qu'il n'y pas de « solution unique ou miracle » au problème complexe des rejets. Les rejets sont constitués à la fois des juvéniles non commercialisables, des poissons dont le quota a été atteint et aussi des prises accessoires.
M. Cadec représentait la France lors de la conférence organisée par la commissaire Maria Damanaki sur la suppression des rejets en mer (EUROPE n° 10326). « Tout le monde est conscient de la nécessité d'arriver à terme à supprimer cette aberration écologique que sont les rejets. Mais contrairement à la Commission qui propose d'interdire les rejets de manière radicale et sur un très court terme, je considère que ce problème doit être traité sur le moyen terme en relation étroite avec les pêcheurs et les scientifiques », déclare M. Cadec dans un communiqué. Il ajoute que l'effort de pêche n'est pas la solution à retenir pour supprimer ces rejets: « Il faut maintenir les quotas de capture et le principe de la stabilité relative. Une solution adaptée à chaque pêcherie est indispensable et il est nécessaire d'étendre les plans de gestion à long terme à un plus grand nombre d'espèces ». Il convient aussi, selon la France, d'inciter les professionnels à utiliser des engins de pêche plus sélectifs. Pour certaines espèces, on peut aussi envisager des repos biologiques et des quotas de biomasse. M. Cadec conclut: « J'ai le sentiment que la commissaire Damanaki nous a entendus. Une majorité des participants a plaidé pour les principes que j'ai défendus et, à l'issue de la réunion, elle nous a informés qu'elle ferait une nouvelle proposition en tenant compte de nos remarques ». (L.C.)