Bruxelles, 24/02/2011 (Agence Europe) - Le collège des 27 commissaires présidé par José Manuel Barroso et une importante délégation du gouvernement russe (13 ministres !) dirigée par le Premier ministre Vladimir Poutine ont discuté mercredi à Bruxelles des moyens et possibilités d'approfondir davantage les différentes coopérations sectorielles entre l'UE et la Russie. L'énergie a évidemment joué un rôle central dans les pourparlers (voir autre nouvelle). « Nous croyons qu'il est dans notre intérêt de travailler ensemble pour la modernisation et d'accroître les opportunités pour les citoyens, à la fois en Russie et dans l'UE », a commenté M. Barroso devant la presse après la réunion. Le partenariat stratégique UE/Russie est déjà très développé mais il y a encore du potentiel pour lui donner une « impulsion supplémentaire », a-t-il estimé. Les négociations en cours sur un nouvel accord renforcé qui doit remplacer l'actuel accord de partenariat et de coopération (APC), devraient être rapidement closes, a souhaité M. Poutine. Pour le Premier ministre russe, la principale pièce manquante à la conclusion du nouvel accord est l'adhésion de la Russie à l'OMC, une adhésion que l'UE appuie entièrement, a souligné M. Barroso.
Droits de l'Homme, État de droit. M. Barroso a insisté devant la presse pour que les droits de l'Homme et les questions d'État de droit (des sujets qui ont été « longuement » discutés mercredi, selon le président de la Commission) fassent évidemment partie intégrante du partenariat UE/Russie, que ce soit dans le cadre du futur nouvel accord ou du « Partenariat pour la modernisation » lancé l'année dernière. « Renforcer l'État de droit et les libertés fondamentales est un engagement commun et nous attendons de la Russie qu'elle respecte ses engagements internationaux dans le domaine des droits de l'Homme », a déclaré M. Barroso. Le respect de l'État de droit est « crucial » dans tout effort de modernisation, a-t-il souligné.
Visas. M. Poutine a réitéré la demande russe de mesures concrètes en vue de la suppression des visas pour les citoyens russes qui veulent se rendre sur le territoire de l'UE. La situation actuelle (un accord de facilitation des procédures d'obtention des visas est en vigueur) n'est pas satisfaisante et constitue un obstacle au développement des relations économiques, estime-t-il. M. Barroso a rappelé que le travail en vue de définir des « common steps » à faire vers une suppression « éventuelle » des visas était en cours. « Dès que nos États membres auront trouvé un accord sur un projet de texte sur ces 'common steps', nous en discuterons avec la Russie », a annoncé le président de la Commission. (H.B.)