Bruxelles, 24/02/2011 (Agence Europe) - Les États membres sont en principe d'accord pour préparer des « mesures restrictives » contre le régime libyen de Mouammar Kadhafi mais la nature, la portée exacte et le moment de mise en œuvre de ces sanctions restent à être étudiés et décidés. Les ambassadeurs des 27, réunis mercredi 23 février en Comité politique et de sécurité (COPS), ont chargé un groupe d'experts de préparer un rapport qui analysera différentes options allant du simple gel des avoirs et de l'interdiction de visa pour Kadhafi et son entourage et d'un embargo sur les armes jusqu'à la suspension totale des relations économiques et financières avec le pays. Le 22 février, Catherine Ashton avait déjà annoncé la suspension des négociations entre l'UE et La Libye sur l'accord-cadre. Mercredi soir, après la réunion du COPS, elle a confirmé dans une déclaration que « l'UE est prête à prendre des mesures supplémentaires ». La poursuite en justice des responsables de la répression contre le peuple libyen figure également parmi les mesures potentielles à prendre. « L'UE souligne que les responsables des violences contre les civils devront rendre des comptes », a souligné Mme Ashton dans sa déclaration du 23 février. Même les pays les plus réticents - Italie, Malte, Chypre, notamment - ont appuyé la décision du COPS d'aller de l'avant dans la préparation de sanctions. « Leur position a fortement évolué depuis le Conseil Affaires étrangères du 21 février, principalement en raison de l'aggravation spectaculaire de la situation en Libye et de l'intransigeance de Kadhafi », explique un diplomate. (H.B.)