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Bulletin Quotidien Europe N° 10307
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/conseil europÉen

La sécurité énergétique en plat principal

Bruxelles, 02/02/2011 (Agence Europe) - Les travaux du Conseil européen du 4 février, dédié à la politique énergétique, seront axés sur le thème de la sécurité de l'approvisionnement, et ses volets relatifs aux infrastructures énergétiques et aux relations avec les pays fournisseurs tiers, ont confirmé mercredi les services du président Herman Van Rompuy. Aucune décision ne sera prise vendredi, les dirigeants européens n'iront pas au-delà de déclarations de principe, mais arrêteront, dans des conclusions, des actions prioritaires pour le marché intérieur et les infrastructures, les économies d'énergie et les renouvelables, et la politique extérieure.

En vue d'un marché intérieur intégré et interconnecté, les dirigeants devraient rappeler l'importance d'une mise en œuvre rapide et intégrale par les États membres de la législation relative au marché intérieur, en tablant sur l'achèvement du marché intérieur de l'électricité et du gaz d'ici 2014.

En matière d'efficacité énergétique, le Conseil européen appellera à « agir avec détermination » pour exploiter le potentiel des bâtiments, des transports et des procédés de production, ce d'autant qu'il admettra que l'objectif de 20% d'économies d'énergies à l'horizon 2020 « n'est pas en voie d'être atteint ». Il devrait aussi insister sur le rôle exemplaire du secteur public en la matière. Sur les énergies vertes, le Conseil européen devrait appeler à une coopération accrue entre la Commission européenne et les États membres pour mettre en œuvre la directive « renouvelables » de 2009, en particulier sur les mécanismes de coopération et les régimes d'aide stables au niveau national.

Les dirigeants européens marqueront aussi leur accord pour moderniser l'infrastructure énergétique de l'UE et interconnecter les marchés au-delà des frontières. La Commission devra préparer une initiative pour améliorer les procédures de permis des grands projets européens, et les gouvernements privilégieront la prise en charge par le marché des investissements. Seuls des projets non viables commercialement mais stratégiques bénéficieront d'un financement public limité.

Promesse sera aussi faite d'une solidarité interétatique « opérationnelle » pour qu'« aucun État membre ne reste isolé du réseau énergétique européen d'ici 2015 », ainsi que d'une meilleure coordination des activités nationales « pour la cohérence » des relations entre l'UE et ses pays fournisseurs et de transit, Russie en tête, avec lesquels il faut « développer des partenariats avantageux pour tous ». Au 1er janvier 2012, les capitales seront priées de fournir à l'exécutif européen une information transparente sur les accords bilatéraux nouveaux et existants avec les pays tiers.

Enfin, le Conseil européen demandera l'élaboration d'une stratégie de long terme visant à atteindre l'objectif d'une réduction de 80 à 95% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050. Une stratégie qui nécessitera « une révolution des systèmes énergétiques (…) qui doit commencer dès à présent ». (E.H.)

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