La « Travel Management Company » plébiscitée par les entreprises. - Selon le dernier baromètre American Express, 40% des 300 entreprises européennes interrogées, et dont les budgets voyages varient de 400 000 à plus de 50 millions d'euros, affichent encore des dépenses en recul sur ce créneau cette année. Elles étaient 66% l'an dernier. Celles qui disent augmenter leurs dépenses sont trois fois plus nombreuses qu'en 2009 mais ne représentent que 31% de l'échantillon tandis que 29% disent avoir conservé des budgets stables. Réalisé au mois de septembre dernier, alors que la reprise commençait à peine à se faire sentir, le baromètre 2010 du voyage d'affaires d'American Express « révèle l'importance accordée par les entreprises à leurs agences de voyages ». Un constat réalisé auprès de 296 entreprises basées dans 11 pays (l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l'Espagne, l'Italie, le Danemark, la Suède et la Norvège). Selon American Express, la crise a provoqué un impact violent sur le secteur du voyage d'affaires et instauré durablement de nouveaux comportements et de nouvelles règles dans un nouvel environnement économique. Plus que jamais considéré comme un investissement, le voyage d'affaires est un enjeu crucial du développement de l'activité des entreprises et la TMC (Travel Management Company) est devenue LE partenaire indispensable par excellence pour les aider à rentabiliser leurs déplacements. Aujourd'hui, près d'une entreprise sur deux (44%) mesure désormais la performance économique de sa TMC. C'est le deuxième critère d'évaluation de l'agence après sa qualité de service. Les entreprises attachent également une forte importance au contrôle des coûts et à la consolidation des données. Les cinq premières raisons invoqués par les entreprises pour avoir recours à la TMC sont: 1) assistance 24/24 (70%) ; 2) solutions de réservation en ligne (64%) ; 3) intégration de la politique voyage dans les systèmes d'information (42%) ; 4) diagnostic - amélioration de la démarche achat (38%) ; 5) audit, analyse et recommandations sur le workflow (36%). Par ailleurs, cette année, plus de 50% des entreprises ont eu recours aux téléphones mobiles, smartphones et lap tops pour leurs déplacements, et elles indiquent que cet usage va s'amplifier dans les prochains mois. Parallèlement, 74% d'entre elles déclarent avoir mis en place des mesures pour rester en contact avec leurs collaborateurs. Pour l'avenir, la reprise économique prévue pour 2011 s'accompagnera vraisemblablement d'une demande plus forte dans le secteur du voyage d'affaires. Les contraintes de capacité et de taux d'occupation entraîneront de ce fait une probable augmentation des tarifs en Europe tant pour l'aérien (entre 4 et 9%) que l'hôtelier (1 à 6%). Interrogées en septembre dernier sur leurs prévisions pour l'année à venir, les entreprises européennes se montrent prudentes, en penchant pour une hausse de leur budget voyages de l'ordre de 3%. En effet, tout comme fin 2009, elles se retrouvent face à un double enjeu: contenir leurs dépenses tout en continuant d'être présentes sur les marchés à la fois pour fidéliser ou conquérir de nouveaux clients. En moyenne, 34% d'entre elles envisagent une hausse de leur budget voyage, 65% une stabilité et 11% une baisse. Comme en 2009, ce sont les grosses entreprises (61%) qui comptent augmenter le poste déplacements, surtout motivées par le développement de leur activité à l'international (63% en dehors de l'Europe). Des disparités fortes existent selon les pays. Plus de 50% des entreprises allemandes et scandinaves anticipent une augmentation de leur budget, suivies par la Belgique (41%) et le Royaume-Uni (38%), plus optimistes que la France (24%) ou l'Espagne (13%), plus mesurées. (I.L.)