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Bulletin Quotidien Europe N° 10271
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/wikileaks

Van Rompuy cité sur l'Afghanistan et le climat

Bruxelles, 06/12/2010 (Agence Europe) - Herman Van Rompuy n'échappe pas à l'affaire WikiLeaks. Des dépêches diplomatiques américaines divulguées ce week-end révèlent le contenu d'un entretien que l'ambassadeur américain en Belgique, Howard Gutman, a eu avec le président permanent du Conseil européen le 23 décembre 2009 - soit seulement quelques semaines après sa nomination - sur des sujets importants comme la guerre en Afghanistan ou le changement climatique.

À propos de l'Afghanistan, M. Van Rompuy aurait affirmé que « plus personne (en Europe) ne croit (à un succès) en Afghanistan ». Si les troupes européennes restent pour l'instant encore en Afghanistan, c'est « par respect pour les Américains mais pas pour l'Afghanistan. Nous attendons de voir les résultats à la fin de 2010. Mais si ça ne marche pas, c'est fini car c'est la dernière chance », aurait-il déclaré selon le câble rédigé par M. Gutman le 4 janvier 2010. L'ancien Premier ministre belge aurait aussi ajouté: « Si un Belge est tué, c'en est fini de l'engagement belge en Afghanistan ».

Changement climatique. M. Van Rompuy se serait notamment dit sceptique sur la réussite de la réunion de la COP16 à Cancún. La conférence de Copenhague (en décembre 2009) a été un « désastre incroyable dans lequel l'Europe a été totalement exclue et maltraitée et la COP16 au Mexique sera également un désastre», aurait dit le président permanent du Conseil européen. Il se serait même dit content de ne pas avoir représenté l'UE à Copenhague (il n'est entré en fonction que le 1er janvier 2010, Ndlr). « Si j'avais été là, ma présidence (du Conseil européen) aurait été finie avant d'avoir commencé », aurait-il dit. Et d'ajouter, selon la note de M. Gutman: « Des conférences internationales ne peuvent pas résoudre le problème du climat ». Selon M. Van Rompuy, l'UE et les États-Unis devraient d'abord trouver un accord entre eux (il aurait suggéré d'y travailler lors du sommet UE/États-Unis qui avait été programmé à Madrid au printemps 2010 mais qui a finalement été reporté à la demande de Barack Obama) avant de proposer aux Chinois de parvenir à une « solution réalisable ». (H.B.)

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