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Bulletin Quotidien Europe N° 10265
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) pe/sahara occidental

Pour une enquête de l'ONU sur les violences

Bruxelles, 26/11/2010 (Agence Europe) - Le Parlement européen, dans une résolution commune adoptée jeudi 25 novembre à Strasbourg, condamne fermement les incidents meurtriers qui ont eu lieu le 8 novembre lors du démantèlement du camp de Gdaim Izik dans le Sahara occidental et demande à l'ONU de mener « une enquête internationale indépendante » sur ces événements. La résolution conjointement présentée par six groupes politiques (PPE, S&D, ADLE, Verts/ALE, GUE/NGL, ECR) appelle également toutes les parties à rester calmes et à s'abstenir de toute violence supplémentaire. Même si le parlement marocain a mis en place une commission d'enquête sur les violences du 8 novembre qui ont opposé des manifestants sahraouis et les forces de l'ordre marocaines, les députés estiment que l'ONU est l'organe le plus approprié pour mener une telle enquête. Le PE suggère par ailleurs que les Nations unies mettent en place un mécanisme de surveillance des droits humains au Sahara occidental. Il soutient aussi pleinement les efforts déployés par l'ONU pour trouver une « solution juste, durable et mutuellement acceptable » qui permettra l'autodétermination du peuple du Sahara occidental. La Commission européenne est invitée à allouer davantage de financement à l'aide humanitaire afin de fournir de la nourriture, de l'eau, des logements et des soins médicaux aux réfugiés sahraouis. Le PE regrette également les attaques contre la liberté de la presse subies par de nombreux journalistes européens et appelle le Maroc à autoriser le libre accès et la libre circulation dans le Sahara occidental à la presse, aux observateurs indépendants et aux organisations humanitaires. Un débat avec des représentants de toutes les parties impliquées dans le conflit est programmé pour le 1er décembre à la commission des affaires étrangères du PE. Dans un communiqué du 25 novembre, l'eurodéputée verte Nicole Kiil-Nielsen, membre de la sous-commission des droits de l'homme du PE, se dit « scandalisée qu'un État membre, en l'occurrence la France, se soit opposé à la demande d'une mission d'enquête de l'ONU sur les graves événements » du 8 novembre. « La proposition de l'Ouganda lors de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU le 16 novembre dernier était pourtant légitime et souhaitable », affirme-t-elle. « Une solution définitive, juste et consensuelle est absolument nécessaire à ce conflit (du Sahara occidental) qui dure depuis plus de 30 ans et cette solution doit être trouvée dans le cadre des Nations unies », estime la députée socialiste espagnole Maria Muñiz de Urquiza. (H.B.)

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