Bruxelles, 12/11/2010 (Agence Europe) - Les ministres des Finances de l'Allemagne, de l'Espagne, de l'Italie, de la France et du Royaume-Uni ont adopté, vendredi 12 novembre, en marge du Sommet du G20, une déclaration sur les travaux européens visant à mettre sur pied d'ici 2013 un mécanisme permanent de gestion de crise. L'objectif est de rassurer les marchés qui s'inquiètent d'une participation a priori du secteur privé à un mécanisme pouvant conduire à la restructuration de la dette souveraine d'un pays de la zone euro. « Quel que soit le débat à l'intérieur de la zone euro sur le futur mécanisme permanent de gestion de crise et l'implication potentielle du secteur privé dans ce mécanisme, nous disons clairement que cela ne s'applique pas à des programmes (d'ajustement économique) ni à des dettes souveraines visés par des instruments existants », déclarent conjointement les ministres européens.
Avalisée par le dernier Conseil européen (EUROPE n°10247), l'idée d'une participation du secteur privé au futur mécanisme de gestion de crise est ardemment promue par l'Allemagne. « Nous ne pouvons pas continuer à expliquer à nos électeurs et à nos citoyens pourquoi le contribuable devrait supporter le coût de certains risques et pas ceux qui ont gagné beaucoup d'argent en prenant ces risques », a encore lancé la chancelière allemande Angela Merkel, jeudi 11 novembre lors du Sommet du G20 de Séoul. Les coûts de refinancement sur les marchés de la dette des pays géographiquement situés en périphérie de la zone euro, en tête desquels l'Irlande (voir autre nouvelle), n'en finissent plus d'augmenter depuis début novembre. La Commission européenne présentera début décembre ses propositions sur les modalités d'un mécanisme permanent de gestion de crise pour que le Conseil européen prenne des décisions les 16 et 17 du même mois. (M.B.)