Bruxelles, 12/11/2010 (Agence Europe) - Réuni pour la première fois mercredi 10 novembre, le nouveau groupe de haut niveau CARS 21 (EUROPE n° 10254) a mis en place quatre groupes de travail en vue d'élaborer une politique industrielle efficace, allant au-delà de 2020, pour le secteur automobile européen. Le mandat de chaque groupe sera précisé ultérieurement par le groupe de sherpas, qui va se réunir en décembre. Les travaux de chacun des quatre groupes devraient commencer dès janvier 2011, en vue de la préparation d'un rapport final qui va être rédigé par le groupe du haut niveau en 2012.
Selon l'accord intervenu mercredi, le premier groupe de travail abordera les questions de l'innovation, de l'infrastructure, de l'approvisionnement et de la consommation énergétiques. Il devra examiner les possibilités créées par le développement et l'introduction dans le secteur automobile des carburants alternatifs. Il devrait aussi examiner le potentiel « réel » des véhicules électriques et des véhicules recourant aux carburants alternatifs, ainsi que la plus-value apportée par l'introduction des systèmes du transport intelligents.
Le deuxième groupe travaillera sur les questions du commerce et de l'harmonisation internationale. Il sera notamment question d'identifier comment assurer un accès équilibré aux marchés lors des négociations commerciales avec les pays tiers, d'établir quels sont les avantages et les défis pour le secteur automobile au cours de telles négociations, ainsi que d'évaluer l'état actuel des négociations bilatérales. Le groupe est aussi appelé à enquêter sur les possibilités de parvenir à une harmonisation mondiale des technologies automobiles, grâce notamment à une modification éventuelle de l'accord de la commission économique pour l'Europe de l'ONU (ONU-CEE) sur les prescriptions technologiques de 1958. Il pourra aussi examiner les risques pesant sur l'accès de l'industrie aux matières premières nécessaires pour développer les nouvelles technologies.
Les travaux du troisième groupe porteront sur les aspects industriels, sociaux et territoriaux et la compétitivité. Plus concrètement, le groupe évaluera l'état actuel de l'industrie automobile et examinera comment le secteur peut prendre en compte les conséquences sociales et territoriales découlant des besoins de la production. Le quatrième groupe traitera du marché interne et des politiques des émissions du dioxyde de carbone (CO2). Les experts de ce groupe devraient notamment faire des propositions en vue de préparer le futur cadre législatif (2020-2030) pour les émissions CO2 pour les voitures et des voitures utilitaires. (A.By.)