Bruxelles, 12/11/2010 (Agence Europe) - La France espère retarder d'ici à l'été 2011 la décision européenne sur l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen. « Nous devons être très vigilants » sur l'élargissement à la Roumanie et à la Bulgarie « qui espèrent rejoindre l'espace Schengen en mars », a expliqué mercredi le secrétaire d'État aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, devant la commission des Affaires européennes de l'Assemblée nationale. « Cet élargissement ne peut être le résultat automatique du processus d'évaluation technique en cours depuis deux ans », et, comme les Pays-Bas, « nous sommes favorables à un report de cette décision au moins jusqu'au rapport de la Commission sur la mise en œuvre du mécanisme de coopération et de vérification, à l'été 2011 », a-t-il dit, selon AFP. Le secrétaire d'État a évoqué comme problèmes la surveillance réelle et efficace des frontières extérieures de l'UE et la lutte contre la corruption. Selon lui, les rapports réguliers de la Commission européenne sont « préoccupants ». Il a également évoqué la remontée observée des flux migratoires illégaux via la Turquie vers les frontières bulgare et roumaine. « La frontière roumano-moldave reste mal contrôlée en raison de la distribution outre-frontière de passeports roumains, du trou noir que représente le territoire transnistrien séparatiste et du niveau de corruption dans l'Ukraine voisine », a-t-il ajouté. « L'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à Schengen sera une décision politique du Conseil, à l'unanimité », a-t-il rappelé. (B.C.)