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Bulletin Quotidien Europe N° 10160
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/algÉrie

La 5ème session du Conseil d'association marquée par le souci de se rassurer mutuellement

Bruxelles, 15/06/2010 (Agence Europe) - La 5ème session du Conseil d'association UE-Algérie, qui a eu lieu mardi 15 juin à Luxembourg, s'est terminée sur l'affirmation commune que l'échange a été « extrêmement positif », selon le président en exercice du Conseil, Miguel Ángel Moratinos, et plus que satisfaisant, d'après son collègue algérien, Mourad Medelci. Celui-ci a cité les nombreux points positifs sans occulter ce qui reste à faire ni éluder la responsabilité algérienne. Il a cependant appelé l'UE à ne pas ménager ses efforts pour adapter la coopération aux caractéristiques de son pays.

M. Medelci a aussi souligné la qualité du travail de préparation de cette session qui semblait destinée à dissiper le brouillard qui a prévalu au cours de l'année écoulée. On y avait même parlé de renégocier l'accord d'association. Non seulement le mot n'a pas été prononcé mais le ministre algérien a tenu à rassurer pleinement la partie européenne, se félicitant de l'acquis d'une coopération dont il a rappelé l'ancienneté mais en soulignant le devoir de s'attaquer, en commun à ce qui fait encore défaut pour qu'elle soit pleinement profitable à l'économie de son pays.

M. Moratinos a salué le bilan de la coopération: « Nous avons fait le point et examiné comment consolider » cette coopération et, a-t-il dit, nous avons « constaté le haut niveau d'intérêt commun ». En examinant le détail, la conclusion serait, selon le chef de la diplomatie espagnole, que « les chiffres parlent d'eux-mêmes et nous ne parlons pas que des échanges dans les hydrocarbures ». Il invite à se « projeter dans l'avenir, à améliorer, diversifier et équilibrer les échanges ». Cela relève de « décisions communes » pour parvenir à « perfectionner les mécanismes commerciaux et financiers » et pour que la coopération « soit conforme à nos ambitions ». Et, a ajouté M. Moratinos, s'adressant à son homologue et, à travers lui, à une opinion perçue comme sceptique, « nous voulons que vos citoyens connaissent le meilleur épanouissement possible ».

« Notre ambition est d'élargir » la coopération et « d'innover » chaque année pour « franchir des étapes nouvelles », a répondu M. Medelci en rappelant les décisions prises à chaque session passée du Conseil d'association pour accréditer l'idée qu'un processus est en cours et est chaque fois en approfondissement, démentant ainsi les sombres constats parfois faits dans le pays. « Nous avions en 2008 décidé d'une feuille de route » marquant la marche à suivre pour appuyer les réformes économiques et administratives dans le pays. « Aujourd'hui, nous évaluons et avons vu comment élargir » ce plan d'action. Un résultat serait déjà perceptible selon M. Medelci, « il y a une progressive harmonisation des cadres juridiques » et dans le domaine de l'énergie, « nous avons bien travaillé » appelant à un surcroît d'effort pour réaliser les projets en cours (MEDGAZ). L'Algérie a la volonté de veiller à l'approvisionnement du marché européen du gaz « mais pas seulement en tant que fournisseur mais aussi en tant que partenaire pour la mise sur le marché ». L'Algérie a déjà créé une société de distribution, a-t-il indiqué.

Sur les investissements, il a noté que leur volume s'accroît « en apparence » mais pas à l'analyse. Il faut, a-t-il dit, les améliorer « en volume et en diversité » et il espère qu'une impulsion sera donnée et non pas seulement dans les hydrocarbures. Sur la coopération financière, M. Medelci se réjouit de la signature, la semaine dernière, d'un protocole d'accord pour l'aide pour la période 2011-2013, mais le montant lui semble faible comparé « à l'envergure » de l'Algérie et mis en regard de ce qui est consenti aux pays voisins. « Le démantèlement tarifaire engagé par l'Algérie (au titre de l'accord d'association) a coûté 2,5 milliards de dollars » aux finances du pays avec une projection vers 2017 qui serait de l'ordre de 8 milliards. Il a aussi évoqué, lors de la conférence de presse finale, la question des visas octroyés de façon « insuffisante » aux citoyens de son pays et a réitéré la demande ancienne d'assurer la liberté de circulation. (F.B.)

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