Bruxelles, 15/06/2010 (Agence Europe) - Le commissaire aux Affaires économiques et monétaires a fustigé, mardi 15 juin, la décision prise la veille par l'agence de notation de crédit Moody's d'abaisser la note des obligations grecques (déclassées au rang de dette « pourrie », avec une probabilité plus importante de défaut de paiement). « J'en ai parlé avec Michel Barnier (commissaire au Marché intérieur, Ndlr) et cette décision arrive à un moment assez surprenant et malheureux », en dépit de l'accord conclu sur le programme d'ajustement macro-économique conclu entre les autorités grecques, la Commission et le FMI. « La décision de Moody's ne correspond pas du tout au rendement des obligations grecques », a insisté Olli Rehn, lors d'un débat au Parlement européen. « La Commission va se pencher sur la question du niveau de concurrence dans ce secteur (des agences de notation, Ndlr) où il y a une très forte concentration. Nous allons également réfléchir à la transparence en matière de méthodes et à la question de conflits d'intérêts », a-t-il assuré. « Le déclassement par Moody's des obligations du gouvernement grec ne reflète en aucun cas les progrès de la Grèce au cours des derniers mois. Elle ne reflète pas non plus le potentiel créé par les efforts du pays de consolidation budgétaire et de compétitivité accrue », a pour sa part réagi le ministère grec des Finances dans un communiqué. (A.B.)